Copenhague ou les tensions entre l’UE et les Etats-Unis

Marchés d'émissions de carbone

copenhagueLes Etats Unis acceptent mal les critiques envers leurs mesures pour lutter contre les émissions de CO2. En effet l’émissaire américain pour le climat, Todd Stern, a rejeté les critiques selon lesquelles la réduction des émissions de gaz à effet de serre proposée par Washington (de 3% par rapport à 1990) est insuffisante, jugeant « très, très importants » les engagements de Barack Obama

Le président américain a proposé de réduire d’ici à 2020 les émissions de CO2 aux Etats-Unis de 17% par rapport à 2005, ce qui correspond à une réduction de 3% par rapport à leur niveau de 1990.
« En 2025, ce chiffre va se rapprocher des 30%, en 2030 il sera proche des 42% par rapport à 2005. (…) C’est une offre très, très importante que nous faisons. C’est un tremblement de terre dans la politique américaine », a déclaré Todd Stern PBS.
L’UE veut passer à 30%

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La présidence suédoise de l’Union européenne a de nouveau critiqué mercredi les objectifs de réduction de l’administration Obama. « Nous jugeons que les engagements pris par les Etats-Unis ne sont pas comparables aux efforts consentis par l’Union européenne et nous ne pensons pas que le moment est venu de prendre la décision de porter notre effort de réduction à 30% », a déclaré le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt. L’UE s’est engagée à réduire d’ici 2020 ses propres émissions de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990 et offre de porter cet effort à 30% « si les autres pays développés (Etats-Unis, Canada, Australie, Japon, Norvège) consentent des efforts « comparables ».
Al Gore réagit au « Climategate »

L’autre sujet qui a préoccupé les participants au sommet de Copenhague sur le climat qui s’est ouvert lundi, c’est le « Climategate ». Or le prix Nobel de la paix 2007 Al Gore a réagi mercredi sur le sujet, considérant que les courriels piratés de climatologues ont été « pris hors contexte » pour être travestis par les « climato-sceptiques ».  » Ce sont des courriels à caractère privé qui datent d’il y a plus de dix ans. On a essayé de leur donner un sens qu’ils n’ont pas », a dit l’ancien vice-président américain sur CNN.
Les courriels en question proviennent de climatologues réputés de l’université britannique d’East Anglia, travaillant pour le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec). Ils sont accusés d’avoir masqué des données contredisant le réchauffement planétaire, alors qu’ils sont mandatés par l’Onu pour éclairer les décisions des politiques en matière de lutte contre les dérèglements du climat. Il est notamment question d’un « déclin masqué » des températures dans un des courriels, formule utilisée depuis par les détracteurs du Giec.

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Source : Challenges