Emprunt national
Sarkozy annonce un emprunt national au Congrès de Versailles
Devant le Congrès réuni à Versailles, Nicolas Sarkozy a annoncé lundi 22 juin la création d’un emprunt national « pour financer les priorités du gouvernement ».
congres-versailles-sarkozy-sarko-emprunt-dette-deficit »Le premier travail » du nouveau gouvernement, à l’issue du remaniement programmé pour mercredi, « sera de réfléchir à nos priorités nationales et à la mise en place d’un emprunt pour les financer », a dit le chef de l’Etat devant le Congrès.
Le Parlement, les partenaires sociaux, les acteurs économiques, de la culture, de la recherche et de l’éducation seront associés au débat sur ces priorités nationales « dès le 1er juillet », a-t-il précisé.
« Pendant trois mois, nous en discuterons ensemble (…) les décisions ne seront prises qu’au terme de ce débat », a insisté Nicolas Sarkozy.
« Le montant et les modalités » de cet emprunt, qui sera lancé « soit auprès des Français soit auprès des marchés financiers », « seront arrêtés une fois que nous aurons fixé ensemble les priorités », a-t-il ajouté, sans plus de précision.
« Je prendrai les dispositions nécessaires pour que cet emprunt soit affecté exclusivement à ces priorités stratégiques pour l’avenir », a conclu le président, tout en promettant de « porter le fer dans nos dépenses de fonctionnement, quand elles s’avéreront inutiles ou non prioritaires ».
Juppé et Rocard à la tête d’une commission sur le grand emprunt
Les deux anciens Premiers ministres ont été nommés par Nicolas Sarkozy. Ils mèneront une série de consultations pour définir les priorités du grand emprunt national.
alain-juppe-michel-rocard-nicolas-sarkozy-elysee-emprunt-nationalL’un est UMP et l’autre PS. Alain Juppé et Michel Rocard ont accepté de présider une commission de réflexion, chargée de réfléchir aux priorités « justifiant un effort exceptionnel d’investissement » pour le lancement du futur grand emprunt national, début 2010.
Le rôle de cette commission sera de mener des consultations et surtout de formuler des propositions au gouvernement. Le chef de l’Etat attend de cette commission des « travaux d’expertise nécessaires, en s’inspirant notamment des meilleures pratiques internationales ». Les résultats étant attendu avant le 1er novembre 2009.
La tâche de Michel Rocard et Alain Juppé s’annonce difficile tant les interrogations subsistent sur les modalités de ce grand emprunt. Le conseiller du président, Henri Guaino, qui s’exprimait ce week-end sur la chaîne BFM TV, rappelait qu’aucune option n’était encore adoptée. Le choix de faire appel aux Français ou
au marché serait décidé « le moment venu ». « Nous verrons en fonction des conditions économiques qui prévaudront à ce moment là ».
Quant aux pistes d’investissement, aucune n’a encore été fixée. Selon les souhaits du gouvernement, cet effort financier doit cibler des projets « structurants », avec une rentabilité « clairement appréhendable ». Pour le moment plusieurs domaines ont été évoqués comme la croissance verte, les biotechnologies, la rénovation des prisons, ou encore le financement de nouvelles lignes TGV.
Avant de commencer leur tâche, Alain Juppé et Michel Rocard seront reçus par Nicolas Sarkozy à l’Elysée pour clarifier le sujet.
Emprunt national: qui va payer?
Le Premier ministre a indiqué le calendrier fixé pour le futur grand emprunt national, prévu début 2010, avec ses ministres réunis dimanche en séminaire. Le débat sera conclu début novembre.
emprunt-national-grand-emprunt-nicolas-sarkozy-fillon-lagarde-balladur-dette-publique-deficitFrançois Fillon a dévoilé les priorités et surtout le calendrier fixés pour le futur grand emprunt national avec ses ministres réunis ce dimanche en séminaire, quelques jours après la nomination du nouveau gouvernement. Il a souligné qu’il ne servirait pas à financer « un deuxième plan de relance » mais qu’il permettrait de « dessiner la France de l’après-crise » avec « de grands projets d’avenir ».
Le grand emprunt, annoncé lundi dernier devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles par le chef de l’Etat, verra le jour début 2010. Le montant – estimé entre 80 et 100 milliards d’euros ( alors que Sarkozy avait pourtant parlé de 320 milliards ?? ) mais non chiffré par le gouvernement – et les modalités – taux, appel aux particuliers ou aux marchés, emprunt mixte – seront arrêtés à l’issue des trois mois de concertation promis par Nicolas Sarkozy. Dès mercredi, les partenaires sociaux ont rendez-vous à l’Elysée.
Rien n’a été indiqué précisément sur les secteurs technologiques privilégiés. Certains pensent que le gouvernement voudra miser sur les nano-technologies, les biotechnologies, la voiture électrique ou plus largement le numérique (logiciels, jeux vidéos, etc.) en s’appuyant sur les pôles de compétitivité spécialisés dans ces domaines.
Quant aux modalités de cet emprunt, elles dépendront des priorités et seront fixés ultérieurement. Le Premier ministre indique qu’il souhaite qu’une partie soit destinée aux particuliers (sur le modèle de l’emprunt EDF). Christine Lagarde s’est elle aussi exprimée en ce sens, en souhaitant un emprunt « mixte » à la fois pour les particuliers et auprès des marchés financiers.
Mais ce dimanche, l »ancien Premier ministre Edouard Balladur, proche de Nicolas Sarkozy, a exprimé des réserves sur le placement du futur emprunt national à la fois auprès des particuliers et des marchés, au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Pour lui, « iI ne faut pas mélanger les deux ». Il souhaite que l’emprunt soit réservé aux particuliers.
La question qu’on est en droit de se poser est: pourquoi l’état n’emprunte-t-il pas aux banques qui croulent sous l’argent de la BCE à 1% ?
Source: http://www.impots-utiles.com






