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Rebond des marchés sur rumeurs de sauvetage de la Grèce par la BCE

grece templeLes bourses américaines ont cloturé en forte hausse hier après plusieurs jours de glisse sur des rumeurs indiquant que la BCE pourrait apporter son aide à la Grèce dès son sommet de Bruxelles de jeudi. En effet son président Jean Claude Trichet semble même avoir avancé son retour en Europe pour assister à cette séance qui s’annonce comme extraordinaire.

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La BCE et Trichet soutiennent Obama face aux banques

trichetJean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE)  a offert son soutien au plan du président américain Barack Obama sur les banques, tout en insistant sur la nécessité d’une coordination globale, selon le Wall Street Journal de mercredi 27 janvier.
Le plan du président Obama, dévoilé la semaine dernière et visant à limiter la taille des banques et encadrer leurs activités afin de mettre fin aux excès ayant mené à la crise, « est en ligne avec notre vision, à savoir que le secteur bancaire doit se concentrer sur le financement de l’économie réelle », a déclaré Jean-Claude Trichet.

Les Covered Bonds, qu’est-ce que c’est ?

covered_bondsLes Covered Bonds (obligations sécurisées) sont des instruments simples de la titrisation. Ces obligations sécurisées sont comparables à des obligations classiques. La différence est une protection en cas d’insolvabilité de l’émetteur de l’obligation : les covered bonds reposent sur un pool d’actifs, permettant alors de rémunérer les détenteurs.
Les covered bonds sont adossés les plus souvent à des créances hypothécaires ou bien des créances du secteur public (collectivités locales).

Récemment, des grandes banques ont lancé des refinancements par émissions de covered bonds :

  • BNP Paribas : 15 milliards d’euros en février 2009,
  • Crédit Agricole : 1,25 milliards en janvier,
  • Banques Populaires : 1 milliard début 2008…

Les covered bonds sont donc d’une manière générale très appréciés et très utilisés sur le marché des capitaux : leur encours était de près de 1900 milliards d’euros en 2007, et de plus de 2000 milliards en 2008. Malgré la crise, une hausse de 11% est encore attendue en 2009.

En juin 2009, la BCE a décidé de mettre en place un programme de relance du circuit du crédit dans la zone Euro de 60 milliards d’euros en covered bonds.

La volonté de la BCE de rendre liquides des actifs très peu liquides (créances hypothécaires ou des créances du secteur public) est compréhensible. Faut-il revenir pour autant vers les instruments de titrisation, dont on n’a pas fini de compter des dégâts ?

Formation relative :

Les conclusions du rapport « de la Rosière » bloquent l’application des décisions du G20, en ce qui concerne la gestion des risques

conclusions_de_la_rosiereL’application concrète des belles décisions du G20 a commencé à se heurter à des problèmes très concrets dès la réunion de l’Europe économique et financière à Prague ce week-end.

Récemment, Jacques de la Rosière, qui fut patron du FMI et gouverneur de la Banque de France, a remis à la commission européenne un rapport sur la « prévention des crises ».

Les principales recommandations du rapport de Mr de la Rosière sont les suivantes:

Superviser le risque:

  • Mettre en place un conseil européen du risque systémique (European Systemic Risk Council, ESRC), dirigé par la Banque centrale européenne et composé de membres du conseil de la BCE, d’un membre de la Commission européenne et de représentants des comités européens de superviseurs sur la banque, l’assurance et les valeurs mobilières.
  • Etablir un système effectif d’alerte du risque sous la responsabilité de ce conseil et du comité économique et financier.

Superviser quotidiennement l’activité financière:

  • Créer un système européen de superviseurs financiers (European System of Financial Supervisors, ESFS), consistant en un réseau décentralisé où les superviseurs nationaux continueraient à mener à bien la supervision des établissements au quotidien.
  • Des collèges de superviseurs seraient mis en place pour tous les établissements transfrontaliers.
  • L’ESFS serait indépendant des autorités politiques mais responsables devant elles et devrait mener son travail sur la base de règles harmonisées.

Réformer les institutions:

  • Passer en revue les règles de Bâle II sur les fonds propres des banques.
  • Avoir des définitions communes en la matière et réfléchir à la notion de mark-to-market.
  • Rendre collectivement responsables de l’enregistrement et de la supervision des agences de notation les superviseurs nationaux.
  • Adopter sans tarder la directive Solvency II sur le secteur de l’assurance.
  • Obliger les fonds spéculatifs à s’enregistrer et à fournir certaines d’informations.

Or, le Royaume-Uni s’oppose à la création du Comité Européen du Risque Systémique (ESRC) notamment parce qu’il serait présidé par le président de la Banque Européenne. Et il est difficile et peu crédible de laisser Londres et son importante City en dehors d’un système commun de surveillance.

Par ailleurs, le président de la BCE, jean-Claude Trichet, a souligné que ce comité devrait aussi compter en son sein les banques centrales des pays non membres de la zone Euro.

2 problèmes concrets, loin d’être résolus et qui bloquent pour l’instant l’application des décisions du G20.

Declaration de la BCE – taux d’intérêt bientôt à zéro ?

bce_declarationLa Banque centrale européenne (BCE) est prête à réduire ses taux d’intérêt à zéro en cas d’aggravation de la situation économique, selon la déclaration de l’un des membres de son directoire.

La réduction des taux d’intérêt à zéro pourrait intervenir si l’économie était véritablement menacée de déflation durable.

Toutefois la BCE ne s’attend pas à un tel sénario, en précisant que les chiffres économiques ne vont pas dans le sens d’une déflation durable dans la zone euro.

Pourquoi donc annoncer la couleur de quelque chose qui a priori n’est pas attendu ?..

FX : Tenue correcte exigée !

par notre spécialiste FX

fx_forex_changeJamais l’appartenance à la zone Euro n’a fait autant d’envieux. Cette affirmation est probablement l’un des principaux enseignements des dernières semaines de crise financière qui chahute un peu plus chaque jour les pays les plus fragiles du vieux continent.

Ce ne sont certainement pas les pays les plus en danger de l’Euroland tels la Grèce ou l’Irlande qui se plaindront de ne pas avoir à défendre leur devise nationale contre les attaques répétées misant sur la faillite du pays.

J.C. Trichet, actuel gouverneur de la BCE et ancien gouverneur de la Banque de France peut en témoigner, lui qui a dû batailler à de nombreuses reprises pour défendre notre bon vieux Franc et ce, au prix très couteux d’interventions directes sur le marché des changes ou de taux d’intérêts au jour le jour au-delà de 10%.

Bien difficile en effet de s’attaquer à un tel ensemble, un des rares gages de stabilité dans cet univers tourmenté. C’est probablement ce que doivent se dire les dirigeants Polonais, Hongrois, Tchèques et Baltes qui voient chaque jour leur devise nationale dévisser un peu plus face au Dollar et à l’Euro! Ce réflexe, les Islandais l’ont déjà eu et on peut même penser que cette idée doit tourmenter les nuits de certains britanniques qui voient depuis des semaines dégringoler la Livre, symbole si cher de leur fierté toute insulaire.

A cette demande pressante de certains pays de l’Est, les 27 ont donc répondu le week-end dernier par l’entame d’une réflexion. Celle-ci consiste en une réduction du délai d’intégration à l’Euro actuellement fixé à 2 ans durant lesquels la devise rentre dans un système de change limitant ses fluctuations à 15% face à l’Euro (système ERM2).

Néanmoins, cette réflexion pourrait se révéler vaine car il reste tout à fait inenvisageable pour les membres actuels de la zone Euro d’assouplir dans le même temps les critères de convergence issus des accord de Maastricht… pour utiliser une image plus triviale, la file d’attente devant votre night club préféré sera peut être moins longue, mais la tenue correcte restera exigée !

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Marché des changes : fondamentaux, outils et pratiques

Credit Default Swap (CDS) : outil du transfert et de la gestion des risques de crédit

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Perspectives 2009 sur les marchés de taux

marches_taux_2009Les marchés de taux : avec des taux directeurs américains compris entre 0 et 0,25%, leur plus bas niveau historique, la Banque centrale américaine ne dispose plus de marges de manœuvre. De son côté la BCE, qui a réduit ses taux directeurs à 2,5%, devrait poursuivre sa politique d’assouplissement monétaire mais à un rythme plus modéré que ces derniers mois. En 2009, les taux à long terme devraient pâtir de la détérioration des finances publiques engendrée par la concrétisation des nombreux plans de relance budgétaire.