Impact de la baisse de l’ euro sur les exportations

Quel est l’impact de la baisse de l’euro sur les entreprises et les exportations ?

Impact de la baisse de l' euro sur les exportationsL’ euro a baissé de 24% en 1 an, s’établissant actuellement à 1,05 dollar contre 1,40 dollar en mai 2014. Selon Véronique Riches-Flores, économiste indépendante chez RF Research, la baisse de l’euro permet aux entreprise d’augmenter leurs prix à l’exportation hors de la zone euro. Depuis novembre, les entreprises françaises ont en effet augmenté leurs marges de 5% en moyenne à l’exportation par rapport à l’évolution du taux de change moyen.

L’assureur Euler Hermès attend quant à lui une hausse de 20 milliards d’euros des exportations de la France en 2015, soit une hausse de 4,5%, dont 9 milliards seraient directement imputables à la baisse de l’euro.

Cependant, Véronique Riches-Flores rappelle que la baisse de l’euro ne devrait avoir aucun effet sur le volume des exportations. L’expérience de la dépréciation du yen durant 2 ans montre que le Japon n’a pas augmenté ses volumes d’exportations: les entreprises japonaises s’y sont retrouvées grâce à la hausse de leurs marges, mais l’activité nippone n’a pas été impactée par la baisse du yen. « Attention aux effets bénéfiques de la baisse de l’euro« , précise l’économiste lors d’un entretien diffusé sur BFMTV.

Les prix d’importation suivant l’évolution inverse du taux de change, la baisse de l’euro aura également un impact sur les importations de la France, plus particulièrement dans le secteur des biens de consommation et des biens d’équipements. Au Japon, la dépréciation du yen a renchéri les importations, et la consommation nipponne a été touchée par la perte de pouvoir d achat.

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Michel Pébereau quitte BNP Paribas

L’ancien président de BNP Paribas Michel Pébereau va quitter le conseil d’administration  de la banque française au terme de son mandat, le 13 mai prochain.

Michel Pébereau quitte BNP ParibasLa reconduction de Michel Pébereau au conseil d’administration de BNP Paribas n’est pas prévue et l’ancien président de la banque quittera donc son poste le 13 mai, lors de la prochaine assemblée générale.

« Michel Pébereau, qui attache beaucoup d’importance aux limites d’âge, estime qu’il n’est pas souhaitable de renouveler son mandat d’administrateur à l’âge de 73 ans », a ainsi expliqué BNP Paribas via son porte-parole.

Les mandats de Laurence Parisot, Denis Kessler et Pierre-André de Chalendar arrivent également à échéance et leurs reconductions seront soumises au vote des actionnaires.

Michel Pébereau avait succédé à René Thomas à la présidence de BNP en 1993 et avait notamment réussi à récupérer Paribas en 1999 malgré la rude concurrence de Société Générale. Après Baudouin Prot ( voir Démission de Baudouin Prot de BNP Paribas), c’est donc désormais Michel Pébereau qui quitte BNP Paribas.

source: latribune.fr

La BCE achète 9,8 milliards d’ euros d’ obligations

Dans le cadre de son programme de Quantitative Easing, la BCE a déjà acheté 9,8 milliards d’ euros de dette publique ces 3 derniers jours.

La BCE achète 9,8 milliards d’ euros d' obligationsLa BCE vient en effet d’annoncer l’achat de 9,8 milliards d’euros d’obligations en 3 jours depuis le lancement du QE ( voir aussi Les effets du QE sur la zone euro sont-ils artificiels), avec une maturité moyenne de 9 ans pour ces titres.

« C’est très important que ce soit une maturité longue car cela va renforcer l’effet économique de nos interventions. Si l’on achetait que des titres courts, cela équivaudrait à remplacer des titres qui sont un substitut au cash, par du cash. Cela ne sert à rien. On ne peut avoir un impact sur l’économie que si on intervient sur la partie longue de la courbe », a ainsi expliqué Benoit Coeuré, membre du directoire de la BCE.

Selon lui, le QE lancé par la BCE « s’inscrit dans la suite d’un ensemble de mesures de politiques monétaires prises au cours des dernières années et dont les effets se conjuguent : les taux très bas ( taux de refinancement à 0,05 % et taux de dépôts à -0.2 %), les indications avancées sur l’orientation de la politique monétaire (forward guidance) pour stabiliser la partie courte de la courbe des taux et protéger les conditions de financement européennes des chocs internationaux. Il est important de créer une sorte de bulle autour de la zone euro […] On ne veut pas tuer le marché obligataire, même si on est devenu un acteur important de celui-ci. On veut préserver les mécanismes de marché, les prix du marché ».

A propos de la dette grecque ( voir aussi Pourquoi la Grèce devrait sortir de l’ euro), Benoit Coeuré a expliqué que la BCE voulait « que les titres grecs soient éligibles le plus vite possible au QE ».

source: lesechos.fr

Pourquoi la Grèce devrait sortir de l’ euro

Les ministres des finances de la zone euro se réunissaient hier à Bruxelles pour commencer à discuter des réformes envisagées pour la Grèce.

Pourquoi la Grèce devrait sortir de l' euroOlivier Delamarche, associé gérant chez Platinum gestion, était confronté à Marc Riez sur BFMTV pour évoquer une sortie de la Grèce de l’euro ( voir aussi La Grèce doit sortir de l’ euro). Olivier Delamarche estime que si la Grèce décidait de sortir de l’euro, le pays serait dans une situation bien meilleure que la situation actuelle.

Pourquoi la Grèce a-t-elle intérêt à sortir de l’euro ? Si la Grèce sort de l’euro, le pays fera défaut sur sa dette. Qui sera pénalisé par une sortie de la Grèce de la zone euro ? Pas les grecs, mais bien les détenteurs de sa dette, et la dette grecque est détenue par les organismes internationaux ( BCE, FMI, états européens etc..). Angela Merkel a d’ailleurs déclaré que quitter l’euro serait une chance pour la Grèce. La dette redeviendrait supportable, et les grecs bénéficieraient d’un excédent primaire.

D’après Olivier Delamarche, il faut rétablir immédiatement le contrôle des changes: 12 milliards d’euros sont sortis des banques grecques en février, alors que le PIB de la Grèce s’élève à 200 milliards. Si la situation continue ainsi, alors la Grèce ne pourra tout simplement plus sortir de l’euro, avec un risque de défaut du système bancaire grec, les banques pouvant difficilement résister a un tel flux sortant. Si l’on ne rétablit pas le contrôle des changes, alors le système bancaire grec mourra selon Olivier Delamarche.

Voir la vidéo Pourquoi la Grèce devrait sortir de l’ euro

Les banques européennes échappent aux stress tests

L’ ABE ( autorité bancaire européenne) a annoncé que les banques européennes ne passeront pas les stress tests cette année.

Les banques européennes échappent aux stress testsL’ ABE a en effet estimé que les banques européennes avaient fourni suffisamment d’efforts en 2014 pour renforcer leurs bilans ( voir aussi Quelles sont les 25 banques les plus fragiles après les stress tests de la BCE ?), et a donc décidé de ne pas leur imposer de stress tests en 2015. Les prochains stress tests des banques européennes auront donc lieu en 2016.

Les efforts des banques européennes pour renforcer leurs bilans et la qualité de leurs actifs ont convaincu l’ABE, qui a ainsi expliqué sa décision de reporter les stress tests en 2016: « Plutôt que des stress tests, l’ABE conduira en 2015 un exercice de transparence comme celui mené en 2013″. Les banques européennes devront donc fournir à l’ABE des informations détaillées sur leurs portefeuilles et leurs bilans, mais ne passeront pas les stress tests.

Les effets du QE sur la zone euro sont-ils artificiels ?

Les indicateurs économiques de la zone euro ont été plutôt positifs au mois de février, avec un taux de chômage au plus bas depuis janvier 2012, une inflation moins négative et une stabilisation des crédits. Peut-on alors attribuer ces indicateurs positifs aux premiers effets du QE lancé par la BCE ? ( voir aussi Pourquoi l’ euro va éclater)

Les effets du QE sur la zone euro sont-ils artificiels ?Les marchés financiers semblent en effet portés par le QE de la BCE ( voir Le QE de la BCE en détail et Conséquences du quantitative easing de la BCE), qui parait presque suffisant pour effacer la Grèce et l’Ukraine. Mais pour Jacques Sapir, directeur d’étude à l’EHESS, cette situation est artificielle et malsaine.

Interrogé sur BFMTV, Jacques Sapir estime que des questions se posent sur le moteur allemand qui ne va pas émettre d’obligations ( voir L’ Allemagne émet des obligations à 5 ans à taux négatif). Selon lui, les indicateurs du mois de février ne sont pas si intéressants, le poids de l’Allemagne faisant en effet basculer une partie des indicateurs. Sans l’Allemagne, on retrouverait en effet la marge d’une zone euro qui stagne, voire en récession. Selon Jacques Sapir, le QE de la BCE ne fait que créer une situation artificielle et malsaine qui n’aboutira à rien sans un véritable plan de relance de la consommation et de l’investissement. Or, l’Allemagne s’ oppose fermement à un accord sur une politique budgétaire très expansive en zone euro.

Voir la vidéo de Jacques Sapir: les effets du QE sur la zone euro sont-ils artificiels ?

Nouveau plan de sauvetage pour la Grèce ?

La Grèce pourrait bien bénéficier d’un troisième plan de sauvetage, dont le montant serait compris entre 30 et 50 milliards d’euros.

Nouveau plan de sauvetage pour la Grèce ?C’est en tout cas ce qu’affirme Luis de Guindos, ministre des Finances espagnol. D’après lui, la Grèce est en train de négocier un nouveau plan de sauvetage d’un montant compris entre 30 et 50 milliards d’euros. Luis de Guindos a déclaré lors d’une d’une conférence à Pampelune que les conditions de ce 3ème plan de sauvetage pour la Grèce seraient plus flexibles.

Alexis Tsipras avait pourtant déclaré que la Grèce refuserait un nouveau plan de sauvetage. Le premier ministre grec avait d’ailleurs pointé du doigt l’attitude des gouvernements espagnols et portugais, les accusant d’être à la tête d’un axe anti-Grèce en Europe. Rappelons que le Portugal, et surtout l’Espagne, où le parti de gauche Podemos est toujours en tête des sondages, possèdent des gouvernements conservateurs qui voient d’un très mauvais oeil la montée des partis d’extrême gauche en Europe. Les déclarations de Luis de Guindos concernant un nouveau plan de sauvetage de la Grèce sont donc à prendre avec des pincettes.

La Grèce négocie actuellement le déblocage d’une tranche de 3,7 milliards d’euros du deuxième plan de sauvetage. Le gouvernement grec avait obtenu une extension de 4 mois du programme d’assistance financière ( voir Pourquoi l’ euro va éclater).

Les déclarations du ministre des Finances espagnol paraissent tout de même peu crédibles. L’Eurogroupe avait en effet affirmé par le biais du porte-parole de son président Jeroen Dijsselbloem qu’un nouveau plan de sauvetage de la Grèce n’était absolument pas à l’ordre du jour.

source: express.be

Restructuration des grandes banques américaines avec Bâle III

Avec les nouvelles règles de Bâle III, les grandes banques américaines ont commencé à se restructurer.

Restructuration des grandes banques américaines avec Bâle IIIAvec l’instauration des nouvelles normes réglementaires de Bâle III prévue pour le 1er janvier 2018, les grandes banques américaines ont déjà entamé leur restructuration. Pour se conformer aux règles de Bâle III, les grandes banques américaines commencent déjà à réduire les effectifs ainsi que les bonus des traders, tout en cessant certaines activités spéculatives. Avec Bâle III, les banques doivent en effet porter à 7% leur ratio de fonds propres afin de réduire les risques en cas de nouvelle crise financière.

JPMorgan Chase ainsi décidé de fermer près de 300 agences, ce qui devrait lui permettre d’économiser 5 milliards de dollars d’ici 2017. La banque a également annoncé des cessions d’actifs pourtant très rentables.

Morgan Stanley allège sa présence dans le courtage des matières premières, des obligations, des taux, des devises (FICC) et a mis en vente sa division de courtage pétrolier.

Chez Goldman Sachs, les rémunérations ont atteint leur plus bas niveau en 2014 depuis l’entrée de la banque à Wall Street en 1999. La banque d’affaires a déjà commencé à réduire des participations dans des fonds d’investissement et des sociétés de capital-investissement.

Bank of America a également annoncé des nombreuses cessions d’actifs à venir.

Le Conseil de stabilité financière (FSB) souhaiterait quant à lui des règles encore plus strictes que celles prévues par Bâle III, et préconise un ratio de fonds propres de 16 à 20% pour les grandes banques internationales.

source: latribune.fr

L’ Allemagne émet des obligations à 5 ans à taux négatif

Pour la première fois, l’Allemagne vient d’emprunter 3,28 milliards d’euros à taux négatif sur 5 ans.

L' Allemagne émet des obligations à 5 ans à taux négatifL’Allemagne vient en effet d’émettre 3,28 milliards d’obligations à 5 ans à taux négatif ( -0,08%). C’est la toute première fois que l’Allemagne émet des obligations à 5 ans à taux négatif.

Les marchés financiers rémunèrent désormais l’Allemagne lorsque le pays émet des obligations à 5 ans. Les investisseurs, à la recherche de placements sûrs, acceptent de recevoir une somme inférieure à celle investie initialement. Les obligations allemandes sont en effet considérées comme des valeurs refuges.

Mais ce n’est qu’un début, car l’Allemagne pourrait bien emprunter très prochainement à taux négatif à 10 voire même à 15 ans grâce au QE lancé récemment par la BCE ( voir Impact du QE sur les banques). La demande faisant monter mécaniquement les prix des obligations et diminuer leurs rendements, l’Allemagne devrait bientôt pouvoir émettre des obligations à 10 ans ou à 15 ans à taux négatif.

source: latribune.fr

Pourquoi l’ euro va éclater

Alors que la zone euro vient d’accorder à la Grèce une extension de 4  mois du programme d’assistance financière, certains économistes estiment que l’euro finira tôt ou tard par éclater.

Pourquoi l' euro va éclaterC’est notamment le cas d’Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium gestion, qui a déclaré dans un entretien accordé à BFMTV que l’euro finira par éclater. Pour Olivier Delamarche, la Grèce aurait déjà dû sortir de l’euro il y a 5 ans. Le patron de l’Ifo en Allemagne a quant à lui déclaré que la Grèce pourrait sortir temporairement de la zone euro pour gagner en compétitivité.

Pourquoi l’euro va-t-il éclater ? Selon Olivier Delamarche, l’euro a été mal monté, n’a tout simplement pas d’avenir et finira donc par éclater. En cause, des économies totalement différentes avec une espérance de croissance très faible, et à qui on impose des taux qui n’ont rien à voir avec la réalité. Olivier Delamarche parle tout simplement d’aberration, en pointant du doigt le fait que tous les pays de la zone euro sont en concurrence les uns avec les autres et qu’il n’existe pas d’unification fiscale au sein de la zone euro. Pour conclure, Olivier Delamarche prône une véritable réflexion globale sur un retour aux monnaies nationales comme alternative à un euro mourant.

Voir la vidéo Pourquoi l’ euro va éclater