Norme IFRS 14

Voici dans le détail la présentation de la norme IFRS 14 sur les comptes de report réglementaires.

Norme IFRS 14Objectifs de la norme IFRS 14

L’objectif de la norme IFRS 14 est d’améliorer la comparabilité de l’information financière pour les entités qui exercent des activités à tarifs réglementés.

De nombreux pays ont des secteurs de l’industrie qui sont soumis à la réglementation des tarifs, de sorte que les gouvernements réglementent l’approvisionnement et les prix de certains types d’activité par des entités privées. Il peut s’agir de services publics tels que le gaz, l’électricité et l’eau. La réglementation des tarifs peut avoir un impact significatif sur la date de prise en compte des revenus par une entité ainsi que sur leurs montants.

Les normes IFRS existantes ne fournissent aucune disposition spécifique sur les activités à tarifs réglementés. L’IASB a entrepris un projet visant à examiner les grandes questions en matière de réglementation et prévoit de publier un document à fins de discussion sur ce sujet en 2014. En attendant le résultat de ce projet approfondi sur les activités à tarifs réglementés, l’IASB a décidé d’élaborer la norme IFRS 14 comme une mesure intermédiaire.

La norme IFRS 14 permet aux nouveaux adoptants, lorsqu’ils adoptent les normes IFRS,  de continuer à reconnaître les montants comptabilisés en application des exigences de leur précédent référentiel comptable en matière de  réglementation des tarifs. Toutefois, afin d’améliorer la comparabilité avec les entités qui appliquent déjà les IFRS et ne reconnaissent pas ces montants, la norme exige que l’effet de la réglementation des tarifs soit présenté séparément. Deux exemples illustratifs sont également publiés.

Champ d’application de la norme IFRS 14

La norme IFRS 14 est destinée aux premiers adoptants des normes IFRS.
Une entité qui présente déjà des états financiers en IFRS ne peut pas appliquer la norme IFRS 14.
L’application de la norme n’est pas obligatoire, mais si un primo-adoptant des normes IFRS peut appliquer la norme, il doit le faire dans ses premiers états financiers en IFRS ; s’il ne le fait pas, il ne pourra pas le faire ultérieurement.
La norme IFRS 14 concerne les entités ayant des activités à tarifs réglementés et ayant enregistré des soldes de comptes de report réglementaires dans leurs états financiers en application de leur précédent référentiel comptable.
Par rapport à l’exposé-sondage ED/2013/5, le critère du lien entre le prix et les coûts a été abandonné.

Dispositions de la norme IFRS 14

Permettre à une entité qui adopte les normes IFRS de continuer à appliquer ses anciennes règles comptables, telles qu’acceptées dans sa juridiction, en ce qui concerne la reconnaissance, l’évaluation et la dépréciation des comptes de report réglementaires. Ceci est rendu possible via la non application du paragraphe 11 d’IAS 8.
Demander à l’entité de présenter le solde des comptes de report réglementaires sur une ligne distincte du bilan et les mouvements correspondants sur une ligne distincte du compte de résultat ou des autres éléments du résultat global.
Demander à l’entité de fournir des informations spécifiques, permettant d’identifier clairement la nature, et les risques associés, de l’activité à tarifs réglementés. Sont ainsi requises les informations suivantes :
Nature des activités à tarifs réglementés ;
Brève description de la nature et de l’étendue des activités et de la nature du processus de régulation des tarifs ;
L’identité des régulateurs ;
Risques et incertitudes liés (risque au niveau de la demande : changements dans les modes de consommation, disponibilité d’offres alternatives, niveau de la concurrence ; risque réglementaire : l’évaluation par l’entité des futures mesures réglementaires attendues, …).
Détail des montants comptabilisés :
Base de comptabilisation des comptes de report réglementaires ;
Pour chaque compte de report réglementaire : réconciliation des montants à l’ouverture et à la clôture de l’exercice, taux d’actualisation retenu, périodes restantes de recouvrement des actifs ou d’amortissement des passifs.

Date d’entrée en vigueur de la norme IFRS 14

La norme IFRS 14 « Comptes de report réglementaires » entrera en vigueur le 1er janvier 2016, avec une application anticipée autorisée.

Norme IFRS 13

Voici dans le détail la présentation de la norme IFRS 13 sur l’évaluation de la juste valeur.

Norme IFRS 13Champ d’application de la norme IFRS 13

La norme IFRS 13 s’applique aux IFRS qui exigent ou permettent des évaluations à la juste valeur ou la communication d’informations sur la juste valeur, sauf pour :

Les transactions dont le paiement est fondé sur les actions (IFRS 2) ;
Les transactions de location selon IAS 17 « Contrats de location » ;
Les évaluations qui ont des similitudes avec la juste valeur mais ne sont pas des justes valeurs, telles que la valeur nette de réalisation utilisée dans IAS 2 « Stocks » ou valeur d’utilité utilisée dans IAS 36 « Dépréciation d’actifs ».

Les informations à fournir développées dans la norme IFRS 13 ne sont pas exigées pour les éléments suivants :

Les actifs du régime évalués à la juste valeur selon IAS 19 « Avantages du personnel » ;
Les participations dans un régime de retraite évaluées à la juste valeur selon IAS 26 « Comptabilité et rapports financiers des régimes de retraite » ;
Les actifs pour lesquels la valeur recouvrable est la juste valeur diminuée des coûts de la vente selon IAS 36 « Dépréciation d’actifs ».

Les principes d’évaluation de la juste valeur décrits dans IFRS 13 s’appliquent à la fois aux évaluations initiales et aux évaluations subséquentes à la juste valeur.

Norme IFRS 13: Définition de la juste valeur

La juste valeur est le prix qui serait reçu pour vendre un actif ou payé pour transférer un passif lors d’une transaction ordonnée entre des intervenants du marché à la date d’évaluation.

Le paragraphe B2 de la norme IFRS 13 décrit l’approche globale de l’évaluation de la juste valeur. L’entité doit déterminer l’ensemble des éléments suivants :

L’actif spécifique ou le passif faisant l’objet de l’évaluation (conformément à son unité de compte) ;
Pour un actif non financier, le postulat d’évaluation approprié (conformément à son utilisation optimale) ;
Le marché principal (ou le plus avantageux) pour l’actif ou le passif ;
La ou  les technique(s) d’évaluation appropriées, compte tenu de la disponibilité des données avec lesquelles seront élaborées les données d’entrée qui représentent les hypothèses que les intervenants du marché utiliseraient pour fixer le prix de l’actif ou du passif, ainsi que du niveau où seraient classées ces données d’entrée dans la hiérarchie des justes valeurs.

Norme IFRS 13: L’actif ou le passif

L’évaluation de la juste valeur porte sur un actif ou un passif déterminé. En conséquence, lors de l’évaluation de la juste valeur, une entité doit tenir compte des caractéristiques de l’actif ou du passif lorsque les intervenants du marché en tiendraient compte pour déterminer le prix de l’actif ou du passif à la date d’évaluation. Elles comprennent, par exemple :

l’état de l’actif et l’endroit où il se trouve ;
les restrictions, le cas échéant, sur la vente ou l’utilisation de l’actif.

Norme IFRS 13 : la transaction

Une évaluation de la juste valeur implique que la transaction de vente de l’actif ou du transfert du passif a lieu soit sur le marché principal, c’est-à-dire le marché sur lequel on observe  le volume et le niveau d’activité les plus élevés pour l’actif ou le passif ou, en l’absence de marché principal, le marché le plus avantageux pour l’actif ou le passif, c’est-à-dire le marché qui maximise le montant qui serait reçu pour vendre l’actif ou qui minimise le montant qui serait payé pour transférer le passif.

Norme IFRS 13: les intervenants du marché

L’entité doit utiliser les hypothèses que des intervenants du marché utiliseraient pour fixer le prix de l’actif ou du passif, considérant que les participants du marché agissent dans leur meilleur intérêt économique.

Norme IFRS 13 : le prix

La juste valeur est le prix qui serait reçu pour la vente d’un actif ou payé pour le transfert d’un passif dans une transaction ordonnée sur le marché principal (ou  le plus avantageux) à la date d’évaluation  selon les conditions courantes du marché (i.e. un prix de sortie), que ce prix soit directement observable ou estimé en utilisant une autre technique d’évaluation.

Norme IFRS 13: application aux actifs non-financiers : utilisation optimale

L’évaluation de la juste valeur d’un actif non-financier tient compte de la capacité d’un intervenant du marché de générer un avantage économique en utilisant l’actif de façon optimale ou en le vendant à un autre intervenant du marché qui en fera une utilisation optimale. L’utilisation optimale prend en compte l’utilisation de l’actif qui est physiquement possible, légalement admissible et financièrement réalisable.

Norme IFRS 13: application aux passifs et aux instruments de capitaux propres de l’entité

Une évaluation de la juste valeur présume qu’un passif financier ou non-financier ou un instrument de capitaux propres de l’entité est transféré à un intervenant du marché à la date d’évaluation. Le transfert d’un passif ou d’un instrument de capitaux propres suppose ce qui suit :

Un passif demeurerait en suspens et l’intervenant du marché bénéficiaire serait obligé de l’honorer. Le passif ne serait pas réglé avec l’autre partie ou autrement éteint à la date d’évaluation.
Un instrument de capitaux propres de l’entité demeurerait en suspens et l’intervenant du marché bénéficiaire prendrait les droits et responsabilités associés avec l’instrument. L’instrument ne serait pas annulé ou autrement éteint à la date d’évaluation.

Norme IFRS 13: techniques d’évaluation

L’entité doit utiliser des techniques d’évaluation qui sont appropriées aux circonstances et pour lesquelles il existe des données d’entrée suffisantes pour évaluer la juste valeur, maximisant l’utilisation de données d’entrée observables qui sont pertinentes et minimisant l’utilisation de données d’entrée non observables.

Norme IFRS 13: hiérarchie des justes valeurs

Pour accroître la cohérence et la comparabilité des évaluations à la juste valeur et des informations à fournir qui les concernent, la norme IFRS 13 présente une hiérarchie des justes valeurs qui classe selon trois niveaux d’importance les données d’entrée des techniques d’évaluation utilisées pour déterminer la juste valeur. Cette hiérarchie place au plus haut niveau les prix cotés (non ajustés) sur des marchés actifs pour des actifs ou des passifs identiques (données d’entrée de niveau 1), et au niveau le plus bas les données d’entrée non observables (données d’entrée de niveau 3). Dans certains cas, les données d’entrée utilisées pour déterminer la juste valeur d’un actif ou d’un passif peuvent être classées à des niveaux différents dans la hiérarchie. La juste valeur obtenue est classée dans son ensemble au même niveau hiérarchique que la donnée d’entrée du plus bas niveau qui est significative pour la juste valeur dans son ensemble. L’appréciation du caractère significatif d’une donnée d’entrée déterminée pour la juste valeur dans son ensemble nécessite l’exercice du jugement et tient compte des facteurs spécifiques à l’actif ou au passif.

Norme IFRS 13: données d’entrée de niveau 1

Les données d’entrée de niveau 1  s’entendent des prix cotés (non ajustés) sur des marchés actifs pour des actifs ou des passifs identiques auxquels l’entité peut avoir accès à la date d’évaluation. Un prix coté dans un marché actif fournit la preuve la plus fiable de la juste valeur et doit être utilisée sans ajustement pour évaluer la juste valeur lorsque disponible, sauf dans des cas spécifiques précisés dans la Norme (§ 79).

Norme IFRS 13: données d’entrée de niveau 2

Les données d’entrée de niveau 2  sont des données d’entrée, autres que les prix cotés inclus dans les données d’entrée de niveau 1, qui sont observables pour l’actif ou le passif, soit directement, soit indirectement.

Si l’actif ou le passif a une échéance spécifiée (contractuelle), une donnée d’entrée de niveau 2 doit être observable pour la quasi-totalité de la durée de l’actif ou du passif. Les données d’entrée de niveau 2 comprennent :

les prix cotés sur des marchés actifs pour des actifs ou des passifs similaires ;
les prix cotés sur des marchés qui ne sont pas actifs pour des actifs ou des passifs identiques ;
les données d’entrée autres que les prix cotés qui sont observables pour l’actif ou le passif, par exemple, les taux d’intérêt et les courbes de taux observables aux intervalles usuels, les volatilités implicites, les différentiels de taux.

Les ajustements apportés aux données d’entrée de niveau 2 varient selon des facteurs spécifiques à l’actif ou au passif. Ces facteurs incluent : l’état de l’actif ou l’endroit où il se trouve, la mesure dans laquelle les données d’entrée ont trait à des éléments comparables à l’actif ou au passif, ainsi que le volume et le niveau d’activité sur les marchés où ces données d’entrée sont observées.

Un ajustement qui est significatif pour la juste valeur dans son ensemble peut donner lieu à une évaluation de la juste valeur classée au niveau 3 de la hiérarchie de la juste valeur si l’ajustement utilise des données d’entrée importantes non observables.

Norme IFRS 13: données d’entrée de niveau 3

Les données d’entrée de niveau 3 sont les données d’entrée concernant l’actif ou le passif qui sont fondées sur des données non observables. Ces données d’entrée non observables doivent être utilisées pour évaluer la juste valeur dans la mesure où il n’y a pas de données d’entrée observables disponibles, ce qui rend possible l’évaluation dans les cas où il n’y a pas, ou presque pas, d’activité sur les marchés pour l’actif ou le passif à la date d’évaluation. Cependant, l’objectif de l’évaluation de la juste valeur demeure le même, à savoir l’estimation d’un prix de sortie du point de vue d’un intervenant du marché qui détient l’actif ou qui doit le passif. Ainsi, les données d’entrée non observables doivent refléter les hypothèses que les intervenants du marché utiliseraient pour fixer le prix de l’actif ou du passif, y compris les hypothèses concernant le risque.

Norme IFRS 13: informations à fournir

La Norme IFRS 13 comprend également l’ensemble des informations qui doivent être fournies pour aider les utilisateurs des états financiers à juger des points suivants :

pour les actifs et passifs au bilan qui sont évalués à la juste valeur sur une base récurrente ou non-récurrente suite à leur comptabilisation initiale, les techniques d’évaluation et les données d’entrée utilisées pour réaliser ces évaluations ;
pour les évaluations récurrentes de la juste valeur utilisant de manière significative des données d’entrée non observables (niveau 3), l’impact des évaluations sur les pertes et profits ou autres éléments du résultat global de la période.

Fiscalité des placements financiers et placements bancaires pour 2014

Voici la fiscalité et les taux d’imposition des placements financiers et des placements bancaires pour 2014.

Fiscalité des placements financiers et bancaires 2014Fiscalité des livrets de l’épargne réglementée

Les intérêts du Livret A ( ou Livret Bleu du Crédit Mutuel), du LDD, LEP, du Livret Jeune, du CEL, et du LEE sont des revenus non imposables.

Fiscalité du PEL ( Plan épargne logement)

Les intérêts du PEL sont des revenus exonérés d’impôt pour une période de détention inférieure à 12 ans. Au delà de 12 ans de détention, le PEL est soumis à l’impôt sur le revenu ainsi qu’à un acompte de 24% prélevé par la banque.

Fiscalité des placements à revenu fixe

Les livrets bancaires, les comptes à terme, les obligations, ou encore les comptes courants rémunérés sont soumis à l’impôt sur le revenu ainsi qu’à un acompte de 24% prélevé par la banque ( voir Fiscalité des comptes à terme).

Fiscalité du livret de partage

Le livret de partage est soumis au prélèvement forfaitaire libératoire de 5%.

Fiscalité des revenus mobiliers

Les dividendes et les intérêts de parts sociales sont soumis à un acompte de 21% ainsi qu’à l’impôt sur le revenu après abattement.

Fiscalité de l’assurance-vie

Pour une période de détention inférieure à 4 ans, l’assurance-vie est soumise au prélèvement forfaitaire libératoire de 35% ou à l’impôt sur le revenu.

Pour une période de détention comprise entre 4 et 8 ans, l’assurance-vie est soumise au prélèvement forfaitaire libératoire de 15% ou à l’impôt sur le revenu.

Pour une période de détention supérieure à 8 ans, l’assurance-vie est soumise au prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5% ou à l’impôt sur le revenu après abattement.

Fiscalité du Plan épargne en actions, fiscalité du PEA-PME

Pour une période de détention inférieure à 2 ans, le Plan épargne en actions, ou PEA-PME, est imposé à 22,5%.

Pour une période de détention comprise entre 2 ans et 5 ans, le Plan épargne en actions est imposé à 19%.

Pour une période de détention supérieure à 5 ans, les revenus du PEA-PME sont exonérés.

Fiscalité des plus-values mobilières

En règle générale, les plus-values mobilières sont soumises à l’impôt sur le revenu.

Certains titres ( actions ou parts sociales) peuvent être soumis à l’impôt sur le revenu avec abattement selon la durée de détention.

Qu’ est-ce qu’ un certificat de dépôt négociable ?

Définition d’un CDN: un certificat de dépôt négociable ( CDN) est un titre de créance négociable à court terme.

certificat de dépôt négociable définition CDNLe certificat de dépôt négociable est un placement financier à court terme ( voir Quel est le meilleur placement à court terme ?), avec une durée de souscription allant de 1 jour jusqu’à 1 an. Les CDN peuvent être également souscrits pour des périodes allant de 1 an à 7 ans: on les appelle alors BMTN ( bon à moyen terme négociable).

Montant minimum de dépôt d’un CDN

Le montant minimum d’un certificat de dépôt négociable est de 150 000 euros. Ce placement financier s’adresse avant tout aux professionnels même s’il peut aussi intéresser certains particuliers voulant placer une grosse quantité d’épargne.

Il existe 3 types de certificat de dépôt négociable:  le CDN à taux fixe, le CDN à taux variable et le CDN à taux révisable. Le CDN à taux variable est indexé sur l’ Eonia, et le CDN à taux révisable est indexé sur l’ Euribor.

Fiscalité des CDN

La fiscalité du certificat de dépôt négociable est la même que la fiscalité du compte à terme. Pour les particuliers, les intérêts du CDN sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales ( voir Fiscalité des comptes à terme).

Le compte à terme est un placement financier à court terme représentant une alternative intéressante au compte à terme ( voir Compte à terme, définition), à la différence que pour une sortie anticipée de CDN, il faut s’adresser à l’établissement bancaire afin qu’il rachète le titre aux conditions du marché du moment.

Fiscalité des comptes à terme

Le compte à terme ( CAT) est un placement financier à court ou moyen terme soumis à l’impôt sur le revenu ainsi qu’aux cotisations sociales ( voir Compte à terme, définition).

Fiscalité des comptes à termeCompte à terme et fiscalité

Les intérêts des comptes à terme doivent être mentionnés dans la déclaration de revenus.

En plus d’être soumis à l’IR, le compte à terme est également soumis aux cotisations sociales depuis le 1er janvier 2013. L’établissement bancaire prélève ainsi 15,5% de cotisations sociales sur les intérêts des comptes à terme, ainsi qu’un acompte fiscal de 24%.

Comment déclarer les intérêts d’un compte à terme ( CAT) ?

Dans la déclaration d’impôt sur le revenu, il faut préciser le montant brut des intérêts du compte à terme au début de l’année suivante. L’acompte fiscal de 24% ponctionné par votre banque sur les intérêts du compte à terme sera ensuite déduit du montant de votre impôt.

Compte à terme, définition

Qu’est-ce qu’un CAT ( compte à terme) ? Définition.

Compte à terme définitionLe compte à terme ( CAT) est un compte de dépôt à terme offrant une rémunération et un capital garantis, et ce quelle que soit la durée. Le CAT est un placement financier à court ou moyen terme ( voir Quel est le meilleur placement à court terme ?). Le taux d’ intérêt du compte à terme est connu et décidé à l’avance, c’est pourquoi ce placement financier ne présente aucun risque.

Ce sont les banques qui décident du montant minimal de dépôt sur un compte à terme, pour des durées allant de 1 mois, jusqu’à 1 an ou plus ( voire même jusqu’à 10 ans). L’argent est placé en un versement unique.

Les différents types de CAT

On distingue 2 types de compte à terme: le compte à terme à taux fixe, et le compte à terme à taux progressif. Dans le cas du CAT à taux progressif, le taux de rendement augmente avec le temps.

Taux de rendement d’un compte à terme

L’établissement bancaire et l’épargnant définissent eux-mêmes, et contractuellement, le taux de rendement du CAT.

Attention: la rémunération et le capital ne sont garantis que si l’épargnant laisse sont argent placé jusqu’à l’échéance du CAT.

Le compte à terme est un placement financier sûr qui permet à l’épargnant d’être couvert en cas de baisse des taux.

Quel est le meilleur placement à court terme ?

Pour faire fructifier son épargne sans risque, sans perte et en en disposer librement, voici la liste des meilleurs placements à court terme.

liste des meilleurs placements à court termeLe livret d’épargne

Le livret d’épargne est un placement à court terme qui ne génère pas de frais et qui ne présente aucun risque. Les taux de rendement des livrets d’épargne ne sont cependant pas très élevés ( voir aussi A qui profite la baisse du taux du Livret A à 1% ?).

Le compte rémunéré

Le compte rémunéré est un placement à court terme idéal pour placer son épargne de manière régulière ou ponctuelle. Lors de l’ouverture d’un compte bancaire, il peut être intéressant d’opter pour un un pack de service bancaire adossé au compte rémunéré. Le taux de rendement du compte rémunéré sera alors diminué des frais du pack de service.

Le compte à terme

Le compte à terme est un placement à court terme permettant d’épargner sur une période définie au préalable qui peut être reconduite, mais avec une durée minimum. Le taux de rendement du compte à terme est défini au moment de l’ouverture du compte.

Les sicav monétaires

Les sicav monétaires sont des placements à court terme permettant d’épargner sur une valeur mobilière. Pour placer son épargne sur des sicav, il faut au préalable disposer d’un compte-titres. La période d’investissement en sicav est libre et sans contraintes.

Les taux de rendements des sicav monétaires dynamiques sont plus élevées que les taux des sicav classiques, mais elles présentent également plus de risque, le capital placé n’étant absolument pas garanti.

Si vous souhaitez placer votre argent sans risque et que votre capital soit garanti, alors les placements à court terme représentent la solution idéale. Si vous être plus ouverts aux placements à risques, d’autres placements financiers présentent des taux de rendement supérieurs ( voir Quels sont les meilleurs placements financiers ?).

Quels sont les meilleurs placements financiers ?

Comment faire fructifier son épargne ? Quel placement financier choisir ? Livret A, assurance-vie, PEL, immobilier… voici la liste des meilleurs placements financiers à court terme et long terme en 2014.

Quels sont les meilleurs placements financiers à court terme et long terme ?Livret A et livrets d’épargne

Le taux du Livret A va passer de 1,25% à 1% au 1er août 2014 ( voir A qui profite la baisse du taux du Livret A à 1% ?). Autant dire que le rendement de ce livret d’épargne s’approche du néant, bien qu’il soit encore le placement financier préféré des français.

Mais d’autres livrets d’épargne offrent des taux beaucoup plus intéressants, notamment ceux proposés par les banques en ligne qui peuvent parfois s’élever jusqu’à 5% sur des périodes restreintes.

Le LDD ou le Livret Jeune sont également des placements financiers intéressants pour les particuliers qui ne souhaitent être exposés aux risques.

PEL ( Plan Epargne Logement)

Le PEL offre actuellement un taux de rendement de 2,25%, ce qui en fait un placement financier plus intéressant que le Livret A. De plus, le taux du PEL pourrait être revu à la hausse d’ici quelques mois, notamment auprès des banques en ligne qui proposent souvent des offres promotionnelles.

Assurance-vie

L’assurance-vie reste l’un des meilleurs placements financiers à long terme. Malgré la baisse actuelle des taux de rendement, les contrats assurance-vie des banques en ligne proposent des offres intéressantes lors de la souscription.

Si les fonds en euros présentent l’avantage d’être moins risqués, ils offrent également de très bons rendements. Les unités de comptes sont des placements financiers plus risqués qui peuvent cependant s’avérer plus intéressants lorsque les marchés repartent à la hausse

Placements en Bourse

La Bourse est un placement financier à long terme qui nécessite une bonne connaissance des marchés, ainsi qu’ un capital suffisamment important pour être réparti entre des investissements à risques et des placements financiers moins risqués.

Les boursicoteurs qui sont restés en bourse à Paris en 2014 ont eu du nez et ont ainsi pu bénéficier d’une hausse de 17% de leurs investissements. Le Dow Jones et le Taxx allemand leur a permis de gagner 24%, et les actions japonaises 49%. Les actions restent l’un des meilleurs placements financiers à risque pour qui veut faire fructifier son épargne.

D’après les statistiques, la Bourse est le meilleur placement financier, et le plus rentable, sur 15 ans.

Investissement immobilier

La loi ALUR de Cécile Duflot sur l’encadrement des loyers a mis un gros coup de frein au marché de l’immobilier, entrainant une baisse de 30% des ventes de logement neuf au 1er trimestre 2014. Avec la fiscalité actuelle de la loi Duflot, mieux vaut s’orienter vers les SCPI.

Afin de définir quel est pour vous le meilleur placement financier, il vous faudra donc définir au préalable la part de capital que vous souhaitez sécuriser, et celle que vous acceptez de mettre en situation de risque.

A qui profite la baisse du taux du Livret A à 1% ?

Le taux du Livret A, actuellement à 1,25%, va passer à 1% le 1er août. Qui va profiter de la baisse du taux du Livret A ?

A qui profite la baisse du taux du Livret A à 1% ?Avec 63 millions de détenteurs, le Livret A est le placement préféré des Français. Et ce sont les banques qui vont pouvoir se frotter les mains avec la baisse du taux du Livret A à 1%.
L’énorme épargne que représente le Livret A devait, à l’origine, servir à financier le logement social. Cette épargne, qui était presque intégralement gérée par le Caisse des dépôts et consignations, échappe de plus en plus à cette dernière.

L’Europe avait en effet permis aux banques de récupérer une bonne part de l’épargne du Livret A dès 2008. Aujourd’hui, les banques captent près de 40% de l’épargne du Livret A. Et grâce à la baisse du taux du Livret A à 1% le 1er août prochain, les banques vont pouvoir garder 400 millions d’euros dans leurs poches.

source: le canard enchainé

 

Norme IAS 27

Voici dans le détail la présentation de la norme IAS 27 sur les Etats financiers consolidés et individuels.

Norme IAS 27Champ d’application de la norme IAS 27

La norme IAS 27 sur les Etats financiers consolidés et individuels doit être appliquée à la préparation et à la présentation des états financiers consolidés d’un groupe d’entités contrôlées par une société mère.

La norme IAS 27 ne traite pas des méthodes de comptabilisation des regroupements d’entreprises et de leurs effets sur la consolidation, y compris du goodwill  résultant d’un regroupement d’entreprises (voir IFRS 3 « Regroupements d’entreprises » ).

La norme IAS 27 doit également être appliquée pour la comptabilisation de participations dans des filiales, des entités contrôlées conjointement et des entreprises associées lorsqu’une entité choisit de présenter des états financiers individuels ou y est obligée par des dispositions locales.

Norme IAS 27: Présentation des états financiers consolidés

Une société mère, autre qu’une société mère décrite au paragraphe suivant, doit présenter des états financiers consolidés dans lesquels elle consolide ses participations dans des filiales selon la norme IAS 27.

Une société mère n’est pas tenue de présenter des états financiers consolidés si, et seulement si :

la société mère est elle-même une filiale détenue totalement ou partiellement par une autre entité et ses autres propriétaires, y compris ceux qui, par ailleurs, n’ont pas le droit de vote, ont été informés de la non-préparation d’états financiers consolidés par la société mère et ne s’y opposent pas ;
les instruments de dettes ou de capitaux propres de la société mère ne sont pas négociés sur un marché public ;
la société mère n’a pas déposé, et n’est pas sur le point de déposer ses états financiers auprès d’un comité des valeurs mobilières ou de tout autre organisme de réglementation, aux fins d’émettre une catégorie d’instruments sur un marché public ;
et
la société mère ultime ou une société mère intermédiaire présente des états financiers consolidés, disponibles en vue d’un usage public, qui sont conformes aux IFRS.

Norme IAS 27: Périmètre des états financiers consolidés

Les états financiers consolidés doivent inclure toutes les filiales de la société mère.

Le contrôle est présumé exister lorsque la société mère détient, directement ou indirectement par l’intermédiaire de filiales, plus de la moitié des droits de vote d’une entité, sauf si dans des circonstances exceptionnelles, il peut être clairement démontré que cette détention ne permet pas le contrôle. Le contrôle existe également lorsque la société mère détenant la moitié ou moins des droits de vote d’une entité, dispose :

du pouvoir sur plus de la moitié des droits de vote en vertu d’un accord avec d’autres investisseurs ;
du pouvoir de diriger les politiques financière et opérationnelle de l’entité en vertu d’un texte réglementaire ou d’un contrat ;
du pouvoir de nommer ou de révoquer la majorité des membres du conseil d’administration ou de l’organe de direction équivalent, si le contrôle de l’entité est exercé par ce conseil ou cet organe ;
ou
du pouvoir de réunir la majorité des droits de vote dans les réunions du conseil d’administration ou de l’organe de direction équivalent, si le contrôle de l’entité est exercé par ce conseil ou cet organe.

L’existence et l’effet des droits de vote potentiels exerçables ou convertibles, y compris les droits de vote potentiels détenus par une autre entité, sont pris en considération quand l’entité apprécie si elle détient le pouvoir de diriger les politiques financières et opérationnelles d’une autre entité.

Une filiale n’est pas exclue du périmètre de consolidation parce que ses activités sont dissemblables de celles des autres entités du groupe.

Norme IAS 27: Procédures de consolidation

Pour établir des états financiers consolidés, les états financiers individuels de la société mère et de ses filiales sont combinés, ligne par ligne, en additionnant les postes semblables d’actifs, de passifs, de capitaux propres, de produits et de charges.

Lorsque des droits de vote potentiels existent, les quotes-parts du résultat et les variations des capitaux propres attribuées à la société mère et aux participations ne donnant pas le contrôle sont déterminées sur la base des pourcentages de participation actuels et ne reflètent pas l’exercice ou la conversion possibles des droits de vote potentiels.

Les soldes, les transactions, les produits et les charges intra-groupe doivent être intégralement éliminés.

Les états financiers de la société mère et de ses filiales, utilisés dans la préparation des états financiers consolidés, doivent être établis à la même date. Lorsque la fin de la période de reporting de la société mère et celle d’une filiale sont différentes, la filiale prépare, pour les besoins de la consolidation, des états financiers supplémentaires à la même date que les états financiers de la société mère, à moins que cela ne soit impraticable.

Quand, selon le paragraphe précédent, les états financiers d’une filiale utilisés pour la préparation des états financiers consolidés sont établis à une date différente de celle des états financiers de la société mère, des ajustements doivent être effectués pour prendre en compte l’effet des événements ou transactions significatifs qui se sont produits entre cette date et la date des états financiers de la société mère. En aucun cas l’écart entre la fin de la période de reporting de la filiale et celle de la société mère ne doit être supérieur à trois mois. La durée des périodes de reporting et toute différence entre la fin des périodes de reporting doivent être identiques d’une période à l’autre.

Les états financiers consolidés doivent être préparés en utilisant des méthodes comptables uniformes pour des transactions et autres événements semblables dans des circonstances similaires.

Dans l’état consolidé de situation financière dans les capitaux propres, les participations ne donnant pas le contrôle doivent être présentées séparément de la participation des propriétaires de la société mère.

Des modifications de la part d’intérêt d’une société mère dans une filiale qui n’aboutissent pas à une perte de contrôle sont comptabilisées comme des transactions portant sur des capitaux propres (c’est-à-dire, par exemple, des transactions effectuées avec des propriétaires agissant en cette qualité).

Norme IAS 27: Perte de contrôle

Si une société mère perd le contrôle d’une filiale, elle :

décomptabilise les actifs (y compris tout goodwill éventuel) et les passifs de la filiale à leur valeur comptable à la date de la perte du contrôle ;
décomptabilise la valeur comptable de toute participation ne donnant pas le contrôle dans l’ancienne filiale à la date de la perte de contrôle (y compris tous les autres éléments du résultat global qui lui sont attribuables) ;
comptabilise :
la juste valeur de la contrepartie éventuellement reçue au titre de la transaction, de l’événement ou des circonstances qui ont abouti à la perte de contrôle ;
et
si la transaction qui a abouti à la perte de contrôle implique une distribution de parts de la filiale à des propriétaires agissant en cette qualité, cette distribution ;
comptabilise toute participation conservée dans l’ancienne filiale à sa juste valeur à la date de perte de contrôle ;
reclasse en résultat, ou transfère directement en résultats non distribués si d’autres normes l’imposent les montants identifiés au paragraphe 35 d’IAS 27 ;
et
comptabilise toute différence qui en résulte au titre de profit ou de perte en résultat attribuable à la société mère.

Lors de la perte de contrôle sur une filiale, tout investissement conservé dans l’ancienne filiale et tous les montants dus par ou à cette ancienne filiale doivent être comptabilisés selon les autres normes à compter de la date de perte du contrôle.

Norme IAS 27: Comptabilisation des participations dans des filiales, des entités contrôlées conjointement et des entreprises associées dans les états financiers individuels

Dans le cas où une entité prépare des états financiers individuels, elle doit comptabiliser les participations dans des filiales, des entités contrôlées conjointement et des entreprises associées :

soit au coût,
soit selon IAS 39 « Instruments financiers : comptabilisation et évaluation » .

L’entité doit appliquer la même méthode comptable à chaque catégorie de participations. Les participations comptabilisées au coût doivent être comptabilisées conformément à IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées »  lorsqu’elles sont classées comme détenues en vue de la vente (ou incluses dans un groupe destiné à être cédé qui est classé comme détenu en vue de la vente) selon IFRS 5. L’évaluation des participations comptabilisées selon IAS 39 ne change pas dans ces circonstances.

Une entité doit comptabiliser en résultat un dividende d’une filiale, d’une entité contrôlée conjointement ou d’une entreprise associée dans ses états financiers individuels lorsque son droit à percevoir le dividende est établi.

Les participations dans les entités contrôlées conjointement et les entreprises associées comptabilisées selon IAS 39 dans les états financiers consolidés doivent être comptabilisées de la même manière dans les états financiers individuels de l’investisseur.
Informations à fournir

Les informations suivantes doivent notamment être fournies dans les états financiers consolidés :

la nature de la relation entre la société mère et une filiale lorsque la société mère ne détient pas, directement ou indirectement par des filiales, plus de la moitié des droits de vote ;
les raisons pour lesquelles la détention, directement ou indirectement par des filiales, de plus de la moitié des droits de vote réels ou potentiels de l’entité détenue ne constitue pas un contrôle ;
la fin de la période de reporting des états financiers d’une filiale, lorsque ces états financiers sont utilisés pour préparer les états financiers consolidés et qu’ils sont établis à une date ou pour une période différente de celle des états financiers de la société mère, ainsi que la raison de l’utilisation de dates ou de périodes différentes ;
la nature et la portée de restrictions significatives (résultant par exemple d’accords d’emprunt ou de dispositions réglementaires) sur la capacité des filiales de transférer des fonds à la société mère sous la forme de dividendes en numéraire, ou de rembourser des prêts ou avances ;
un tableau qui montre les effets d’éventuels changements dans la quote-part d’intérêts d’une société mère dans une filiale qui n’aboutissent pas à une perte de contrôle sur la part de capitaux propres attribuable aux propriétaires de la société mère ;
et
en cas de perte de contrôle sur une filiale, la société mère doit présenter le profit ou la perte éventuels, comptabilisés selon le paragraphe 34, et :
la quote-part de ce résultat attribuable à la comptabilisation d’une participation conservée dans l’ancienne filiale, à sa juste valeur à la date de perte de contrôle ;
et
le(s) poste(s) de l’état du résultat global dans le(s)quel(s) est comptabilisé le profit ou la perte (s’il n’est pas présenté séparément dans l’état du résultat global).

Date d’entrée en vigueur de la norme IAS 27

Une entité doit appliquer la norme IAS 27 pour les périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2005. Une application anticipée est encouragée. Si une entité applique la norme IAS 27 pour une période ouverte avant le 1er janvier 2005, elle doit l’indiquer.

Cependant, en raison des modifications apportées à la norme IAS 27, il convient de se référer aux paragraphes 44 à 45C afin de connaître les exceptions au principe précédent édictées par l’IASB.

Au niveau européen, la norme IAS 27 révisée (2011) est applicable au plus tard aux périodes ouvertes à compter du 1er janvier 2014. Pour l’IASB, la nouvelle norme est effective aux périodes ouvertes à compter du 1er janvier 2013 avec une application anticipée autorisée.