Chute des dépréciations d’ actifs des sociétés européennes

Le montant des dépréciations dépréciations d’actifs des sociétés européennes a chuté en 2014, mais la tendance pourrait toutefois s’inverser dans les prochaines années.

Chute des dépréciations d' actifs des sociétés européennesEn 2014, les entreprises du Stoxx 600 avaient annoncé pour 29,4 milliards de dépréciations d’actifs, contre 50 milliards un an plus tôt. Il s’agit de dépréciations des écarts d’acquisition, un exercice comptable nécessaire lorsqu’il apparaît que les performances futures d’une société acquise ne seront pas à la hauteur des attentes et que sa valeur doit alors être dépréciée dans le bilan.

La baisse de 41 % semble indiquer que le plus dur est passé, notamment dans la zone euro, même si l’on reste loin du point bas atteint en 2010 (15 milliards d’euros) au coeur de la crise. En trois ans, les dépréciations d’actifs ont tout de même été divisées par 2,6. En 2014, on a assisté à une nouvelle baisse des dépréciations d’actifs, alors que les entreprises anticipaient une sortie de crise économique. La baisse des dépréciations d’actifs traduit cette amélioration des perspectives pour 2015 et 2016. Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne représentent 60 % des dépréciations d’actifs des sociétés européennes.

Les dépréciations d’actifs sont également concentrées sur un nombre limité de sociétés. En effet, seules 166 des valeurs du Stoxx Europe 600 ont redressé leurs écarts d’acquisition. Trois sociétés, à elles seules, contribuent à hauteur de 38 % du montant total : Vodafone, Nestlé et Danske Bank. Ce sont les télécoms qui occupent la première place avec 8,9 milliards de dépréciations (par 6 entreprises concernées), devant le secteur financier (6,7 milliards pour 48 entreprises). Ce secteur est en tête pour la France avec 998 millions d’euros répartis sur 10 établissements. La dépréciation d’actifs moyenne a aussi diminué à 184 millions d’euros, contre 306 millions en 2013.

Après trois années de baisse, les dépréciations d’actifs pourraient repartir de plus belle. On assiste en effet à un retour des mégadeals à l’échelle européenne, ce qui peut contribuer à créer les conditions pour plus de dépréciations. Le montant global des survaleurs est passé de 1.446 milliards en 2011 à 1.535 milliards d’euros l’an dernier.

Les difficultés traversées par les secteurs pétrolier ou minier pourraient gonfler la note, alors qu’Anglo American ou Glencore ont annoncé de lourds programmes de cessions d’actifs. Enfin, l’aggravation de la situation économique dans les pays émergents pourrait aussi avoir un impact et entraîner de nouvelles dépréciations d’actifs.

source: lesechos.fr

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