La Chine, plus grande menace que la Grèce ?

Marchés financiers

Alors que les Bourses de Shangai, Shenzhen et Hong-Kong ont encore perdu aujourd’hui entre 5 et 6% en moyenne, les Bourses chinoises sont à des plus bas en 4 mois. La Chine représente-t-elle une plus grande menace que la Grèce ?

La Chine, plus grande menace que la Grèce ?Les pertes ont atteint 2 400 milliards de dollars en 3  semaines sur le marché boursier chinois, soit 10 fois le PIB de la Grèce. Les pertes s’élèvent à près de 3000 milliards de dollars de capitalisation en 1 mois. Sur 90 millions d’investisseurs en Bourse en Chine, plus de 99% sont des particuliers, qui jouent en Bourse comme on joue au Casino. Les bourses se sont en effet imposées comme l’un des rares placements attractifs pour les épargnants. Au mois de mai, jusqu’à 4 millions de nouveaux comptes de transactions boursières par semaine ont été ouverts en Chine, les particuliers chinois pouvant en effet ouvrir plusieurs comptes.

La moitié des 2800 grosses valeurs de la chine ont suspendu leur cotation: il y a un mouvement de panique en Chine. Face à cette situation, le gouvernement chinois prend des mesures : la banque centrale va pousser les établissements financiers à investir eux-mêmes des dizaine de milliards de dollars sur des grosses sociétés pour les mettre en réserve, afin d’éviter que le flux vendeur entraine les cours encore plus bas, ce qui pourrait entrainer la ruine de nombreux investisseurs et notamment des particuliers. Le gouvernement a également demandé aux courtiers locaux de geler la cessions des titres qu’ils détiennent si le cours de l’indice boursier est inférieur à 4000 points, ce qui est le cas actuellement.  Il veut également contraindre les dirigeants chinois qui détiennent plus de 5% du capital à ne pas céder.

Le problème de la Chine est structurel. Le gouvernement chinois est incapable de trouver des moteurs de croissance à l’intérieur de son économie. Les dépenses des ménages représentent 36% du PIB chaque année: le marché intérieur chinois est trop faible pour jouer le rôle de moteur de l’économie chinoise.

Pierre Sabatier a analysé sur BFMTV la menace chinoise face à la menace grecque.