Le minimum requis de 75% de participation à l’échange de dette grecque serait assuré d’après Athènes.
Les créanciers privés ayant accepté l’offre d’échange d’ obligations grecques renonceront à plus de 50% de la valeur faciale de leurs emprunts grecs ( voir Liste des créanciers privés de la Grèce).
La participation à hauteur de 75% à l’échange de dette était le minimum requis à partir duquel l’échange de titres peut avoir lieu. Cette bonne nouvelle n’a pas échappé aux marchés : l’indice européen Euro Stoxx 50 a gagné 2,17% et le CAC 40 2,54%. L’euro a franchi la barre de 1,32 dollar et l’écart de taux Italie-Allemagne est passé sous 300 points de base.
Le prix de l’obligation grecque qui arrive à échéance le 20 mars prochain a chuté à 21 % de sa valeur nominale, signe que les investisseurs ne croient plus à un remboursement intégral sur ce titre ( voir Qui rachète de la dette grecque ?).
L’échange de dette grecque devrait ainsi avoir lieu lundi. Pour 100 euros de dette grecque apportés, un investisseur recevra près de 35 euros de nouveaux titres grecs et 15 euros de titres du FESF.
Si la participation est comprise entre 75 % et 90 %, la Grèce pourra alors décider d’activer ses clauses d’action collective pour forcer tous les créanciers à effacer une partie de la dette, et les CDS seront déclenchés.Les vendeurs des contrats d’ assurance sur la Grèce devront alors dédommager leurs assurés.
Voir aussi nos formations
CDS : outils du transfert et de la gestion des risques de crédit
source: les Echos

Les dividend swaps sont des contrats à termes qui représentent les projections de la capacité des entreprises à distribuer du capital sous forme de dividendes. Les indices Barclays Capital Dividend swaps ont connu une très forte croissance dernièrement qui les a fait quasiement revenir aux niveau d’avant la faillite de Lehman.
Sur les marchés actions, en dépit de niveaux de valorisation des sociétés devenus particulièrement attrayants, un rebond durable n’interviendra que lorsque la confiance des investisseurs sera restaurée. L’aversion au risque et à l’incertitude demeurera forte tant que les marchés n’auront pas une meilleure visibilité. La volatilité devrait rester élevée encore un certains temps.