Nouveau plan de sauvetage pour la Grèce ?

La Grèce pourrait bien bénéficier d’un troisième plan de sauvetage, dont le montant serait compris entre 30 et 50 milliards d’euros.

Nouveau plan de sauvetage pour la Grèce ?C’est en tout cas ce qu’affirme Luis de Guindos, ministre des Finances espagnol. D’après lui, la Grèce est en train de négocier un nouveau plan de sauvetage d’un montant compris entre 30 et 50 milliards d’euros. Luis de Guindos a déclaré lors d’une d’une conférence à Pampelune que les conditions de ce 3ème plan de sauvetage pour la Grèce seraient plus flexibles.

Alexis Tsipras avait pourtant déclaré que la Grèce refuserait un nouveau plan de sauvetage. Le premier ministre grec avait d’ailleurs pointé du doigt l’attitude des gouvernements espagnols et portugais, les accusant d’être à la tête d’un axe anti-Grèce en Europe. Rappelons que le Portugal, et surtout l’Espagne, où le parti de gauche Podemos est toujours en tête des sondages, possèdent des gouvernements conservateurs qui voient d’un très mauvais oeil la montée des partis d’extrême gauche en Europe. Les déclarations de Luis de Guindos concernant un nouveau plan de sauvetage de la Grèce sont donc à prendre avec des pincettes.

La Grèce négocie actuellement le déblocage d’une tranche de 3,7 milliards d’euros du deuxième plan de sauvetage. Le gouvernement grec avait obtenu une extension de 4 mois du programme d’assistance financière ( voir Pourquoi l’ euro va éclater).

Les déclarations du ministre des Finances espagnol paraissent tout de même peu crédibles. L’Eurogroupe avait en effet affirmé par le biais du porte-parole de son président Jeroen Dijsselbloem qu’un nouveau plan de sauvetage de la Grèce n’était absolument pas à l’ordre du jour.

source: express.be

Restructuration des grandes banques américaines avec Bâle III

Avec les nouvelles règles de Bâle III, les grandes banques américaines ont commencé à se restructurer.

Restructuration des grandes banques américaines avec Bâle IIIAvec l’instauration des nouvelles normes réglementaires de Bâle III prévue pour le 1er janvier 2018, les grandes banques américaines ont déjà entamé leur restructuration. Pour se conformer aux règles de Bâle III, les grandes banques américaines commencent déjà à réduire les effectifs ainsi que les bonus des traders, tout en cessant certaines activités spéculatives. Avec Bâle III, les banques doivent en effet porter à 7% leur ratio de fonds propres afin de réduire les risques en cas de nouvelle crise financière.

JPMorgan Chase ainsi décidé de fermer près de 300 agences, ce qui devrait lui permettre d’économiser 5 milliards de dollars d’ici 2017. La banque a également annoncé des cessions d’actifs pourtant très rentables.

Morgan Stanley allège sa présence dans le courtage des matières premières, des obligations, des taux, des devises (FICC) et a mis en vente sa division de courtage pétrolier.

Chez Goldman Sachs, les rémunérations ont atteint leur plus bas niveau en 2014 depuis l’entrée de la banque à Wall Street en 1999. La banque d’affaires a déjà commencé à réduire des participations dans des fonds d’investissement et des sociétés de capital-investissement.

Bank of America a également annoncé des nombreuses cessions d’actifs à venir.

Le Conseil de stabilité financière (FSB) souhaiterait quant à lui des règles encore plus strictes que celles prévues par Bâle III, et préconise un ratio de fonds propres de 16 à 20% pour les grandes banques internationales.

source: latribune.fr

L’ Allemagne émet des obligations à 5 ans à taux négatif

Pour la première fois, l’Allemagne vient d’emprunter 3,28 milliards d’euros à taux négatif sur 5 ans.

L' Allemagne émet des obligations à 5 ans à taux négatifL’Allemagne vient en effet d’émettre 3,28 milliards d’obligations à 5 ans à taux négatif ( -0,08%). C’est la toute première fois que l’Allemagne émet des obligations à 5 ans à taux négatif.

Les marchés financiers rémunèrent désormais l’Allemagne lorsque le pays émet des obligations à 5 ans. Les investisseurs, à la recherche de placements sûrs, acceptent de recevoir une somme inférieure à celle investie initialement. Les obligations allemandes sont en effet considérées comme des valeurs refuges.

Mais ce n’est qu’un début, car l’Allemagne pourrait bien emprunter très prochainement à taux négatif à 10 voire même à 15 ans grâce au QE lancé récemment par la BCE ( voir Impact du QE sur les banques). La demande faisant monter mécaniquement les prix des obligations et diminuer leurs rendements, l’Allemagne devrait bientôt pouvoir émettre des obligations à 10 ans ou à 15 ans à taux négatif.

source: latribune.fr

Pourquoi l’ euro va éclater

Alors que la zone euro vient d’accorder à la Grèce une extension de 4  mois du programme d’assistance financière, certains économistes estiment que l’euro finira tôt ou tard par éclater.

Pourquoi l' euro va éclaterC’est notamment le cas d’Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium gestion, qui a déclaré dans un entretien accordé à BFMTV que l’euro finira par éclater. Pour Olivier Delamarche, la Grèce aurait déjà dû sortir de l’euro il y a 5 ans. Le patron de l’Ifo en Allemagne a quant à lui déclaré que la Grèce pourrait sortir temporairement de la zone euro pour gagner en compétitivité.

Pourquoi l’euro va-t-il éclater ? Selon Olivier Delamarche, l’euro a été mal monté, n’a tout simplement pas d’avenir et finira donc par éclater. En cause, des économies totalement différentes avec une espérance de croissance très faible, et à qui on impose des taux qui n’ont rien à voir avec la réalité. Olivier Delamarche parle tout simplement d’aberration, en pointant du doigt le fait que tous les pays de la zone euro sont en concurrence les uns avec les autres et qu’il n’existe pas d’unification fiscale au sein de la zone euro. Pour conclure, Olivier Delamarche prône une véritable réflexion globale sur un retour aux monnaies nationales comme alternative à un euro mourant.

Voir la vidéo Pourquoi l’ euro va éclater

Bernard Delpit quitte Crédit Agricole SA

Bernard Delpit va quitter la direction financière de Crédit Agricole SA pour rejoindre le groupe d’aéronautique et de défense Safran.

Bernard Delpit quitte Crédit Agricole SABernard Delpit va donc quitter son poste de directeur financer de Crédit Agricole SA au mois de mai afin de rejoindre Safran. Bernard Delpit succédera à Ross McInnes, actuel directeur général adjoint de Safran en charge des finances. Jean-Paul Chifflet, actuel directeur général de Crédit Agricole SA, va également quitter le groupe.

Jean-Paul Chifflet a tenu à saluer « le travail, l’engagement et le parcours remarquables de Bernard Delpit depuis son entrée dans le Groupe en août 2011. Son apport a été majeur pour le redressement des comptes et des équilibres financiers du Crédit Agricole, comme en attestent les bons résultats qui viennent d’être publiés ». C’est en effet Jean-Paul Chifflet qui avait appelé Bernard Delpit à ses côtés en août 2011 après le départ de Bertrand Badré pour Société générale.

Suite à l’annonce du départ de Bernard Delpit, le titre Casa a perdu plus de 1% mardi matin à la Bourse.

Source: lesechos.fr

La chute du Livret A

Le Livret A n’en finit plus de chuter avec une nouvelle décollecte nette de 850 millions d’euros en janvier 2015.

Pour le 9ème mois consécutif, le livret A a affiché une décollecte nette en janvier 2015. La décollecte nette du Livret A a en effet atteint 850 millions d’euros en janvier. A titre comparatif, le Livret A avait enregistré une collecte nette de 1,6 milliard d’euros en janvier 2014. Mais le Livret A n’est pas le seul placement à faire grise mine puisque le LDD a également enregistré une décollecte nette en janvier, d’un montant de 200 millions d’euros. La décollecte nette du Livret A et du LDD a ainsi atteint 1,05 milliard d’euros en janvier, pour un encours de 364,1 milliards d’euros.

D’après la Caisse des Dépôts, la chute du Livret A s’explique notamment par le fort succès rencontré par le PEL: « Cette décollecte s’inscrit dans le contexte d’ un nombre d’ouverture record de PEL sur la fin du mois de janvier suite à l’annonce de la baisse du taux de ce produit à 2%  à partir du 1er février». De nombreux français ont ainsi décidé d’ouvrir un PEL afin de bénéficier de la rémunération antérieure de 2,5 %, alors que le livret A n’affiche qu’un faible rendement de 1%.

source: lesechos.fr

La Grèce doit sortir de l’ euro

D’après Valéry Giscard d’Estaing, la Grèce doit sortir de l’euro afin de pouvoir régler ses problèmes.

La Grèce doit sortir de l' euroL’ancien président de la république s’est confié au journal Les Echos et a déclaré que la Grèce doit sortir de l’euro. Valéry Giscard d’Estaing estime que la Grèce « ne peut régler ses problèmes que s’il retrouve une monnaie dévaluable ». « La question fondamentale est de savoir si l’économie grecque peut repartir et prospérer avec une monnaie aussi forte que l’euro. La réponse est clairement négative. Mais, au lieu de se concentrer sur ce sujet de fond et d’y répondre, les Européens se focalisent sur la dette grecque », a déclaré l’ancien président.

« La Grèce ne peut régler ses problèmes aujourd’hui que si elle retrouve une monnaie dévaluable. Il faut donc envisager ce scénario très calmement, à froid, dans l’intérêt de la Grèce elle-même. Il est absurde de dire qu’il s’agirait d’un échec de l’Europe […] La Grèce a toute sa place dans l’Union européenne. En quittant l’usage de l’euro, elle ne ferait que rejoindre des pays comme le Royaume-Uni, la Suède, la République tchèque, etc., qui ne l’ont pas adopté. Mieux : cette sortie lui permettrait de préparer un éventuel retour, plus tard. Ce processus de sortie ordonnée doit et peut se dérouler de manière non conflictuelle, dans l’intérêt mutuel de chacun. C’est ce que j’appellerais une friendly exit, une sortie dans un esprit amical », a également déclaré Valéry Giscard d’Estaing, qui estime qu’ Alexis Tsipras s’est fait élire sur un programme « irréalisable avec une monnaie forte ».

Pour Valéry Giscard d’Estaing, « La production de la Grèce ne peut redevenir compétitive avec le niveau actuel de l’euro. Par conséquent, elle n’est pas en mesure d’appliquer son programme économique, notamment la hausse du salaire minimum et l’extension des avantages sociaux. L’entrée de la Grèce dans l’euro en 2001 fut une erreur évidente. J’étais contre à l’époque et je l’ai dit. Les Allemands étaient contre, eux aussi. Ils l’ont acceptée parce que d’autres, notamment la France, ont insisté en ce sens. »

source: lepoint.fr

BPCE réduit le coût du risque de 13%

Le groupe BPCE a réussi à réduire de 13% le coût du risque en 2014, s’établissant ainsi à 1,8 milliards d’euros.

BPCE réduit le coût du risque de 13%En réduisant ainsi le coût du risque, BPCE a pu augmenter son bénéfice net de 4,4% et son PNB ( produit net bancaire) de 2,3% en 2014. Le groupe a ainsi enregistré un bénéfice net de 2,9 milliards d’euros l’année dernière. Le produit net bancaire de BPCE a ainsi atteint 23,6 milliards d’euros en 2014. Les frais de gestion ont quant à eux augmenté de 1,2%, pour s’établir à 16,3 milliards d’euros. BPCE avait déjà réduit le coût du risque de 7,2% en 2013.

Le groupe BCPE a également annoncé le renouvellement de son partenariat avec CNP Assurances. Ce partenariat portera sur l’assurance des emprunteurs collective, la prévoyance collective, et la prévoyance individuelle.

BPCE a pour objectif d’atteindre un résultat net de 4 milliards d’euros d’ici à 2014. En continuant à réduire ainsi le coût du risque, le groupe met toutes les chances de son coté pour y parvenir. BPCE a également fortement amélioré sa solvabilité pour répondre aux nouvelles normes de Bâle III, portant son ratio de fonds propres durs à 12% fin 2014.

source: latribune.fr

La dette tue la croissance

La dette tue la croissanceQuel est l’impact de l’endettement sur la croissance ? D’après Olivier Delamarche, l’excès de dette tue la croissance.

Interrogé sur BFMTV sur la croissance aux États-Unis et en Chine, Olivier Delamarche estime que l’excès d’endettement tue la croissance. Selon lui, la forte surévaluation des marchés financiers est un autre frein à la croissance à travers le monde.

Voir la vidéo la dette tue la croissance

Des hackers volent 1 milliard de dollars à une centaine de banques

Un groupe de hackers a réussi à dérober 1 milliard de dollars à près d’une centaine d’établissements bancaires.

Des hackers volent 1 milliard de dollars à une centaine de banquesDepuis 2013, un groupe de hackers nommé « Carbanak » s’attaque aux banques et a déjà réussi à leur voler 1 milliard de dollars. Interpol et Europol enquêtent actuellement sur ce groupe de cybercriminels d’après les informations fournies par Kaspersky, l’agence de sécurité russe.

Ce groupe de hackers s’est déjà attaquer à des établissements bancaires situés en France, en Russie, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Chine, en Ukraine, au Canada, à Hong-Kong, Taïwan, etc… Au total, une trentaine de pays ont été touchés par ces cyberattaques. Les hackers seraient essentiellement basés en Russie, en Ukraine et en Chine d’après Kaspersky. Leur méthode consiste à infecter les réseaux internes des banques afin de leur voler directement l’argent. Ils utilisent une technique d’hameçonnage pour infecter en premier lieu l’ordinateur d’un employé de banque: l’employé reçoit un email qui semble provenir d’une personne ou d’une entreprise qu’il connaît et qui l’invite à cliquer sur un lien qui lance ensuite le téléchargement d’un logiciel malveillant.

Une fois que les hackers réussissent à s’introduire dans l’ordinateur de l’employé, ils peuvent infecter tout le réseau interne de la banque, dont les ordinateurs des administrateurs chargés de la vidéo surveillance.Cette manoeuvre permet aux hackers d’enregistrer toutes les opérations de transfert de la banque et d’en imiter les codes. D’après Kaspersky, ils transfèrent ensuite l’argent sur des comptes en Chine et en Amérique via des systèmes de paiement en ligne. Ils peuvent également falsifier les soldes des comptes des clients de la banque et retirent ensuite l’excédent sur leur compte sans que le client ne s’en aperçoive. Les hackers utilisent enfin une méthode qui leur permet de déclencher à distance une sortie de billets sur un distributeur à un horaire précis.

source: lesechos.fr