La Grèce va-t-elle sortir de l’ Euro ?

Si le nouveau gouvernement grec n’obtient pas les aides supplémentaires qu’il réclame, le scénario d’une sortie de la Grèce de l’Euro est-il envisageable ?

La Grèce va-t-elle sortir de l' Euro ?Les négociations se poursuivent avec la Grèce et Syriza, qui réclament désormais de nouvelles aides européennes. Mais que se passera-t-il si la Grèce n’obtient pas ces aides ? D’après Olivier Delamarche, interrogé à ce sujet sur BFMTV, la Grèce pourrait bien sortir de l’Euro. Cependant, si ce scénario se profile – le moins coûteux pour les pays de la zone euro – il pourrait également représenter les prémices de la fin de la monnaie unique.

Voir la vidéo d’Olivier Delamarche sur la sortie de la Grèce de la zone euro

Impact du QE sur les banques

Quel sera l’impact du QE de la BCE sur les banques ?

Impact du QE sur les banquesL’agence de notation Standard and Poor’s estime que le QE lancé récemment par la BCE ( voir Le QE de la BCE en détail) n’aura qu’un très faible impact sur les banques. D’après Standard and Poor’s, la demande de crédit va rester faible et l’impact du QE sera « modérément positif » pour les banques, malgré l’injection de 1 140 milliards d’euros de liquidités dans la zone euro d’ici à septembre 2016.

D’après une étude menée par Standard and Poor’s, l’impact du QE de la BCE sur les banques de la zone euro sera très faible à court terme. L’agence de notation estime que le QE de la BCE ne pourra avoir des effets bénéfique à long terme qu’en cas de reprise économique dans la zone euro. Les 1 140 milliards d’euros qui seront injectés dans la zone euro d’ici à 2016 devraient permettre de relancer la confiance des investisseurs et du secteur privé, et devraient également permettre d’améliorer la compétitivité à l’export des entreprises de la zone en faisant chuter le taux de change de l’euro. Tout cela devrait se traduire par un gain de 0,3% de PIB pour la zone euro.

Le QE de la BCE devrait néanmoins permettre aux banques de la zone euro de se plier plus facilement aux normes de Bâle III. Le QE de la BCE portant essentiellement sur la dette souveraine, les banques pourraient cependant décider de conserver les titres souverains dans leur bilan. En France, où les coûts de financement des banques sont déjà relativement bas, l’impact du QE sera très modéré, alors qu’il sera plus notable dans les pays du sud ou les coûts de financement des banques sont plus importants.

Standard and Poor’s estime également que le QE ne permettra pas de relancer la demande de crédit dans la zone euro: « Nous pensons que la reprise fragile dans la plupart des pays de la zone euro (à l’exception possible de l’Espagne) fournira des opportunités d’investissement limitées aux groupes et aux PME. La demande de crédit ne devrait pas connaître de hausse significative dans le secteur privé tant que la reprise économique en zone euro ne se sera pas consolidée ». Selon l’étude de l’agence de notation, l’excès de liquidités pourrait se déverser vers des actifs immobiliers ou sur les marchés actions, ce qui favoriserait alors la montée des prix sur ces marchés.

source: lesechos.fr

Le vrai coût de l’ annulation de la dette grecque

Combien coûterait l’ annulation de la dette grecque aux contribuables français ?

Le vrai coût de l' annulation de la dette grecqueSi certaines médias ont avancé un coût compris entre 650 et 731 euros par contribuable français pour l’annulation de la dette grecque, Les Echos estiment que ce coût serait en fait bien plus faible. D’après Les Echos, le coût de l’annulation des 2/3 de la dette grecque serait en effet de 10,50 euros par an et par contribuable français. Comment expliquer un tel écart ?

L’estimation comprise entre 650 euros et 731 euros par an se base en effet sur un remboursement total de la dette grecque par les contribuables français, soit un montant de 40 milliards d’euros ( voir La Grèce ne remboursera pas sa dette – vidéo). Une estimation erronée d’après Les Echos puisqu’elle ne tient pas compte du fait que l’Etat ne rembourse jamais la dette publique. En effet, l’Etat rembourse les emprunts arrivant à échéance via l’Agence France Trésor en effectuant un nouvel emprunt. Le remboursement des emprunts n’est ainsi jamais inscrit dans le budget de l’Etat. La durée de vie de l’Etat étant censée être infinie, il peut s’endetter, et donc emprunter, éternellement.

Mais ce n’est pas le cas de l’Etat grec. Ne pouvant plus avoir accès aux marchés financiers pour emprunter et se refinancer, il est donc contraint de rembourser ses emprunts à ses créanciers. Les créanciers de la Grèce avait imposé des taux d’intérêts extrêmement élevés après avoir déclaré le pays comme insolvable en 2010.

Les 40 milliards d’euros empruntés par la Grèce à la France ont été déjà empruntés par l’Agence France Trésor et sont ainsi déjà intégrés dans la dette publique française. D’après Les Echos, le niveau de la dette publique française ne serait donc pas impactée par l’annulation du remboursement de la dette grecque, qui ne coûterait finalement que très peu aux contribuables français. Le coût de 10,50 euros par an et par contribuable français avancé par les Echos correspond à une perte de recettes annuelles de 400 millions d’euros ( en se basant sur des taux d’intérêt de 1,5% pour les emprunts grecs), qui serait ensuite compensée par les contribuables français via des hausses d’impôt.

Voir la vidéo sur le vrai coût de l’annulation de la dette grecque

source: latribune.fr

Baisse des taux de crédit immobilier à 2,29%

Les taux de crédit immobilier ont baissé à 2,29% en moyenne en janvier 2015, un record.

Baisse des taux de crédit immobilier à 2,29%D’après Crédit Logement/CSA, les taux de crédit immobilier ont enregistré une nouvelle baisse au mois de janvier, pour atteindre une moyenne de 2,29%.

Alors qu’ils s’élevaient encore à 2,38% en moyenne en décembre, les taux de crédit immobilier se sont établis à 2,29% en moyenne en janvier ( hors coût des assurances et des garanties). Les taux d’emprunt ont ainsi perdu 81 points de base ( 0,81 %) en seulement 1 an.

Dans l’ancien, la baisse des taux de crédit immobilier survenue depuis  fin 2011 (171 points de base) équivaut à un recul des prix de 15,8 % selon Crédit Logement/CSA. Et comme les banques se refinancent à très bon compte, elles peuvent continuer à améliorer leurs marges tout en proposant des taux de crédit immobilier très bas.

Actuellement, la part de nouveaux prêts immobiliers accordés sur plus de 20 ans est de 53,5 %, contre 43,7 % au 1er trimestre 2014.

source: lesechos.fr

Comparatif des frais de banque

Le compte de paiement Ipagoo s’adresse aux entreprises et aux ménages voyageant beaucoup. Voici un comparatif des frais des banque et des frais Ipagoo.

Comparatif des frais de banqueLe groupe de services financiers britannique Orwell vient en effet de lancer Ipagoo, un compte de paiement qui s’adresse aux ménages européens qui voyagent beaucoup ainsi qu’aux entreprises exportatrices. Les tarifs des commissions prélevées par Ipagoo s’avèrent être très intéressants pour ces 2 catégories de clients visées.

Pour un client sans besoin spécifique à l’international, le montant des frais de banques est compris entre 94,50 euros par an et 344,75 euros par an. Avec Ipagoo, le coût des commissions est de 168,10 euros par an.

Pour un client ayant déménagé à l’étranger, le coût des commissions des banques va de 137,50 euros par an à 603,25 euros par an. Avec Ipagoo, les commissions s’élèvent à 288,84 euros par an.

Pour un client expatrié présent dans 2 pays, dont un hors zone euro, les frais de banque vont de 1659,76 euros par an à 2430,89 euros par an. Avec Ipagoo, le montant des commissions s’élève à 1569,20 euros.

Pour un client actif dans 3 pays, les frais de banque sont compris entre 1965,08 euros par an et 2953,30 euros par an. Avec Ipagoo, le coût des commissions s’élève à 1750,19 euros par an.

La Grèce ne remboursera pas sa dette – vidéo

D’après de nombreux économistes, la Grèce ne remboursera pas sa dette. Qui va payer pour la dette grecque ?

La Grèce ne remboursera pas sa dette Avec l’arrivée de Syriza et d’Alexis Tsipras au pouvoir, la Grèce compte renégocier sa dette avec ses créanciers, et souhaite obtenir au minima un échelonnement sur 30 ans. Pourtant, certains économistes estiment que la Grèce ne remboursera jamais sa dette. C’est le cas d’ Olivier Delamarche et de Marc Riez, qui se sont entretenus à ce sujet sur BFMTV.

Voir la vidéo La Grèce ne remboursera pas sa dette

Jacques Sapir et Laurent Berrebi ont quant à eux débattu, toujours sur BFMTV, sur les modalités de renégociation de la dette grecque. Voir vidéo

 

Fermeture de Business Direct en 2016

Business Direct, le service de banque en ligne de HSBC pour les petites entreprises, fermera en 2016.

Fermeture de Business Direct en 2016Face au coût élevé des nouvelles obligations juridiques des banques en matière de lutte contre le blanchiment, HSBC a décider de fermer sa structure Business Direct, qui comptait 7000 clients. Les exigences réglementaires des banques imposent en effet qu’elles aient une bonne connaissance de leurs clients, afin de pouvoir établir l’origine des fonds. Ce coût supplémentaire a finalement convaincu HSBC de fermer sa banque en ligne française Business Direct dès 2016.

HSBC proposera à certains clients de Business Direct de rester client chez eux: « Nous allons proposer à toute une partie de nos clients un transfert vers notre réseau physique. Mais certains clients devront fermer leurs comptes : les clients inactifs, car nous ne sommes alors pas en mesure de mettre à jour notre connaissance de ces clients, et les clients qui n’atteignent pas le seuil de rentabilité. Nous devons en effet couvrir nos frais de gestion et les règles de connaissance des clients ont un coût : la collecte des pièces, l’archivage et la nécessité de rencontrer en face à face tous nos clients », explique Alexandre Zibaut, directeur du marché entreprises PME.

Rappelons que HSBC avait accepté de régler une amende de 1,9 milliard de dollars aux autorités américaines afin d’échapper à des poursuites pour complicité de blanchiment ( voir aussi Amende de 7 milliards de dollars pour Citigroup).

source: lesechos.fr

Le QE de la BCE en détail

La BCE a annoncé un QE ( assouplissement quantitatif) de 60 milliards d’euros par mois d’ici à  septembre 2016. Voici dans le détail le QE de la BCE.

Le QE de la BCE en détailLe président de la BCE Mario Draghi a en effet annoncé un chiffre de 60 milliard d’euros mensuels jusqu’à septembre 2016 pour ce QE ( voir  Conséquences du quantitative easing de la BCE). Mais Mario Draghi pourrait décider de faire durer ce QE plus longtemps si l’inflation reste encore trop faible. La BCE achètera plus de 50 % des émissions annuelles, et plus de 200 % des montants émis annuellement en net.

Le QE de la BCE, d’un montant de 1 140 milliards d’euros sur toute la période, représente 12 % du PIB de la zone euro et 14 % du marché obligataire.

En plus des crédits titrisés (ABS) et obligations sécurisées émis par les banques, la BCE va acquérir dans le marché secondaire des obligations supranationales (dette émise par des institutions comme la Banque européenne d’investissement). La BCE va également acquérir pour 40 milliards d’euros mensuels d’emprunts d’Etats de la zone euro, et ciblera en priorité les dettes françaises et allemandes.

La BCE a annoncé qu’elle n’achètera pas plus de 33% de l’encours de dette d’un pays, et n’achètera que des emprunts d’Etat notés en catégorie investissement, sauf si le pays bénéficie d’un programme d’aide du FMI. La BCE, qui détient déjà 33% de l’encours de dette de la Grèce ( 27 milliards d’euros), ne pourra donc pas en racheter avant juillet et l’expiration d’une partie de son stock.

Le risque du QE de la BCE sera partagé entre les 19 Etats membres sur seulement 20 % du programme. Le risque est porté par chaque pays pour les 80% restants.

source: lesechos.fr

Conséquences du quantitative easing de la BCE

La BCE vient d’annoncer le lancement d’un programme de quantitative easing ( QE). Quelles seront les conséquences de cette mesure ?

Conséquences du quantitative easing de la BCEMario Draghi vient en effet d’annoncer la mise en place d’un programme d’assouplissement quantitatif ( quantitative easing). Alors que les marchés tablaient sur un QE d’au moins 1 000 milliards d’euros, Mario Draghi a annoncé un chiffre de 60 milliard d’euros mensuels jusqu’à septembre 2016, soient 10 milliards d’euros de rachats de crédits titrisés ( ABS) et d’obligations sécurisées déjà annoncées, et 50 milliards d’euros de rachats supplémentaires de dettes souveraines.

Pour pouvoir bénéficier du vote de la Bundesbank en faveur du quantitative easing, Mario Draghi a été obligé de réduire la mutualisation de la dette rachetée. Seulement 20 % des dettes rachetées seront mutualisées. Or, sur ces 20 %, 60 % de la dette mutualisée concernera la dette d’institutions européennes, donc de la dette déjà mutualisée. Au total, seulement 8 % de la dette souveraine rachetée sera mutualisée au sein de la BCE, soit la partie des pertes éventuelles que la BCE peut assumer avec son fonds de réserve ( 7,5 milliards d’euros en 2013).

Avec ce QE, les banques centrales des Etats membres les plus fragiles vont prendre des risques importants en rachetant leurs dettes souveraines. De plus, ce QE a fait gonfler les prix et pourrait bien entraîner remontée des taux lorsqu’il sera terminé. En cas de correction, et avec la bulle qui existe sur la dette portugaise, italienne, espagnole et même française, les banques centrales auront racheté au plus haut et devront donc assumer des pertes. Au final, si les pertes s’avèrent trop importantes, ce sont les contribuables de ces pays qui paieront la facture.

Voir la vidéo d’Olivier Delamarche sur les conséquences du QE de la BCE

Voir également la vidéo de Jacques Sapir et Laurent Berrebi sur les effets du quantitative easing de la BCE

Source: latribune.fr

Amende de 7 milliards de dollars pour Citigroup

Citigroup a accepté de régler une amende de 7 milliards de dollars aux autorités américaines pour avoir vendu des prêts immobiliers toxiques avant la crise des subprimes.

Amende de 7 milliards de dollars pour CitigroupLa banque américaine a finalement accepté de régler une amende de 7 milliards de dollars après 5 mois de négociations avec les autorités américaines. Washington reprochait à Citigroup d’avoir avoir commercialisé des placements adossés à des crédits immobiliers toxiques entre 2003 et 2008. Ces placements toxiques ont entrainé des milliards de dollars de pertes pour les investisseurs.

D’après la justice américaine, la banque Citigroup, ainsi que ses employés, avaient connaissance des défauts de paiement graves et généralisés des prêts toxiques qu’elle titrisait, et les ont sciemment cachés. Citigroup est la 2ème grande banque à avoir accepté de régler une importante amende aux autorités américaines pour échapper aux poursuites. JPMorgan Chase avait ainsi payé une amende de 13 milliards de dollars l’année dernière.

JPMorgan avait vendu pour 33 milliards de dollars de produits toxiques, contre 3,5 milliards pour Citigroup, et 57 milliards pour Bank of America (BofA). Bank of America devra également régler une forte amende aux autorités américaines, mais les négociations concernant son montant sont toujours en cours.

Depuis 2012, les autorités américaines ont récupéré plus de 80 milliards de dollars en pénalités financières diverses auprès d’une dizaine de banques. BNP Paribas avait notamment dû s’acquitter d’une amende de 8,9 milliards de dollars ( voir Baudouin Prot va-t-il quitter BNP Paribas ?).

source: latribune.fr