Fonctionnement de la supervision bancaire dans l’ UE

Selon Jörg Asmussen, la BCE ne pourra assurer seule la supervision bancaire dans l’ UE et devra s’appuyer sur les organes de surveillance nationaux.

Fonctionnement de la supervision bancaire dans l' UELe principe de fonctionnement du futur système de supervision bancaire au sein de l’ UE n’était jusque-là pas encore très clair ( voir Supervision bancaire en 2013 dans l’ UE ?). Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, a précisé le mode de fonctionnement du système de supervision bancaire, en expliquant que la BCE s’appuiera sur les organes de surveillance nationaux.

« Il faudra faire appel au maximum à l’expertise sur place« . Mais pour être en mesure de garantir des « normes de supervision harmonisées« , des « équipes mixtes, avec des experts nationaux et européens » pourraient être formées pour chaque institut de crédit. « Le superviseur européen devrait avoir la possibilité de déléguer la surveillance quotidienne des petits instituts aux organes nationaux. Mais il devrait pouvoir récupérer la charge des cas particuliers. La création d’un superviseur bancaire harmonisé pour la zone euro est une condition préalable indispensable pour une recapitalisation des banques par le MES« .

Bruxelles prévoit un contrôle bancaire européen harmonisé pour les banques faisant l’objet d’un soutien public via le futur MES, ainsi que pour les banques présentant des risques systémiques ( voir Supervision bancaire en 2013 dans l’ UE ?). La supervision bancaire sera ensuite étendue à toutes les banques de la zone euro en 2014.

Voir aussi nos formations:

Trésorerie de banque : les produits du bilan bancaire

Organisation d’une banque d’investissement

source: les Echos

Frédéric Lavenir à la direction de CNP Assurances ?

La candidature de Frédéric Lavenir à la tête de CNP Assurances sera soumise au vote des administrateurs ce vendredi. Frédéric Lavenir occupe actuellement le poste de DRH de BNP Paribas.

Frédéric Lavenir à la direction de CNP AssurancesFrédéric Lavenir devrait donc vraisemblablement succéder à Gilles Benoist à la direction de CNP Assurances, premier assureur-vie français.

Antoine Lissowski, actuel directeur général par intérim de CNP Assurances, briguait également la direction de CNP Assurances, tout comme Augustin de Romanet, ancien directeur général de la Caisse des dépôts, Jean-Pierre Menanteau, ancien PDG de l’assureur Aviva en France, et Patrick Werner, ancien patron de La Banque Postale.

Mais l’arrivée de Jean-Pierre Jouyet à la tête de la Caisse des dépôts, actionnaire à 40 % de CNP Assurances, a relancé la course à la direction de CNP Assurances, et c’est donc l’actuel DRH de BNP Paribas Frédéric Lavenir qui devrait prendre la direction de CNP Assurances.

Voir aussi nos formations:

Fiscalité et organisation du patrimoine en assurance vie

ALM et Solvency II : contraintes de gestion en assurance

 

Principes de fonctionnement d’une compagnie d’assurance

Connaître et vendre les contrats d’assurance

source: les Echos

4,7 milliards pour sauver le CIF

L’ Etat français a décidé d’apporter sa garantie au CIF à hauteur de 4,7 milliards d’euros.

Fin du CIF Comme prévu, l’ Etat est venu en aide au Crédit immobilier de France, privé de toute possibilité de refinancement sur les marchés ( voir Pas de reprise du CIF pour la Banque postale), en apportant sa garantie à hauteur de 4,7 milliards d’euros. L’ Etat a accepté de garantir les prêts du CIF sans entrer au capital. Le CIF sera géré en extinction, et n’octroira donc pas de nouveaux prêts.

Le CIF dispose de 2,4 milliards de fonds propres, gère un encours de 33 milliards d’euros et est à la tête de 300 agences.

Claude Sadoun, ancien numéro un du CIF, a été mis à la porte ce week-end, tout en empochant au passage un chèque de 1,5 million d’euros d’indemnités.

Fin du CIF ?

Il est fort probable que le CIF soit amené à disparaître dans le futur, ce qui explique pourquoi l’ Etat se contente de garantir ses prêts sans rentrer au capital. Nexity serait d’ailleurs intéressé pour reprendre la partie promotion et services du CIF.

Voir aussi nos formations:

Marché du crédit : fondamentaux et pratiques

Analyse du risque de crédit Corporate

Source: les Echos

Le MES remplace le FESF en octobre

Le MES devrait remplacer le FESF dès le mois d’octobre.

Le MES remplace le FESF en octobreLe MES remplacera donc dès octobre le FESF afin d’aider au financement des pays en difficulté de la zone euro. Klaus Regling, directeur du FESF, a déclaré que le MES serait opérationnel en octobre.

Le MES sera doté d’une capacité de financement de 500 milliards d’euros, et permettra de recapitaliser les banques et d’ acheter des obligations sur le marché secondaire.

L’Italie et l’Espagne n’ont toujours pas ratifié le MES et la Cour constitutionnelle allemande doit encore rendre sa décision le 12 septembre ( voir Ratification du MES reportée en Allemagne ).

Voir aussi nos formations:

Marché des changes – fondamentaux, outils et pratiques

Marché monétaire – fondamentaux et pratiques

Gestion du risque pays

Gestion des risques financiers

source: les Echos

Harmonie Mutuelles regroupera 5 mutuelles régionales

Le nouveau groupe mutualiste Harmonie Mutuelles naîtra en janvier 2013  de la fusion de 5 mutuelles régionales.

Harmonie Mutuelles regroupera 5 mutuelles régionalesLes mutuelles régionales Prévadiès, Harmonie mutualité, Mutuelle existence, Santévie, Sphéria Val de France vont fusionner et donner naissance au groupe mutualiste Harmonie Mutuelles le 1er janvier 2013. Harmonie Mutuelles couvrira 4,5 millions de personnes.

Harmonie Mutuelles deviendra ainsi la plus grande mutuelle santé devant la MGEN ( Mutuelle générale de l’Education Nationale), qui couvre 3,5 millions de personnes. Harmonie Mutuelles représentera 7,5% du marché de la complémentaire santé, avec un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros, contre 2,01 milliards pour la MGEN.

De son côté, la MGEN vient de créer Istya, un groupe mutualiste regroupant 6 autres mutuelles de fonctionnaires couvrant plus de 6 millions de personnes.

Voir aussi nos formations:

Fiscalité et organisation du patrimoine en assurance vie

Principes de fonctionnement d’une compagnie d’assurance

Connaître et vendre les contrats d’assurance

source: les Echos

Pas de reprise du CIF pour la Banque postale

La Banque postale ne sauvera pas le CIF ( Crédit Immobilier de France), dont la note vient d’être dégradée par Moody’s.

Pas de reprise du CIF pour la Banque postaleLa Banque Postale n’est plus intéressée par la reprise du CIF ( Crédit Immobilier de France). La Banque postale estime que les conditions pour un éventuel sauvetage du CIF ne sont pas réunies. La Caisse centrale du CIF ne peut en effet plus se refinancer sur les marchés comme elle le faisait auparavant, obligeant le CIF à puiser dans ses réserves de liquidités depuis des mois. De plus, les encours sont constitués en majorité de taux variables, pour des montants dépassant la valeur du bien acheté, ce qui représente un risque important en cas de crise de l’immobilier.

Le CIF ne pourra vraisemblablement pas rembourser les 1,75 milliard d’euros de covered bonds arrivant à échéance le 11 octobre, et devra donc faire appel à la Banque de France.

L’agence de notation Moody’s vient par ailleurs de dégrader de 3 crans la note du CIF et menace de la dégrader encore de 9 crans supplémentaires s’il ne trouve pas de repreneur ( voir Dégradation de la note du CIF).

Voir aussi nos formations:

Marché du crédit : fondamentaux et pratiques

Analyse du risque de crédit Corporate

source: les Echos

Risques des spread élevés

Selon Mario Monti, les spreads élevés représentent un risque important pour les pays en bénéficiant.

Risques des spread élevésMario Monti, chef du gouvernement italien, estime que le niveau élevé des spreads est un sérieux problème pour l’Italie, mais également pour les autres pays en bénéficiant. « Non seulement pour les Etats, mais aussi pour les entreprises qui doivent se financer, dans des pays comme le nôtre, à un coût très élevé. C’est un facteur qui altère gravement la compétition internationale entre les entreprises. Ce déséquilibre est grave pour nous mais c’est aussi un risque pour les pays qui aujourd’hui semblent en bénéficier« .

Un des risques des spreads élevés ( voir Comment la BCE limite les écarts de taux ?) évoqué par Mario Monti est le « potentiel d’inflation en Allemagne qui ne correspond ni aux désirs de la BCE ni à ceux du gouvernement allemand. Empêcher la BCE, comme le voudrait la Bundesbank, d’intervenir sur le marché des titres d’Etat pour modérer ces déséquilibres, pourrait se révéler, en particulier du point de vue allemand, un but contre son propre camp« .

Voir aussi nos formations:

Risques appliqués à la gestion de portefeuilles

source: les Echos

Supervision bancaire en 2013 dans l’ UE ?

La Commission européenne veut mettre en place le mécanisme de supervision bancaire dans l’ UE début 2013.

Supervision bancaire en 2013Bruxelles présentera mi-septembre ses propositions concernant le mécanisme de supervision bancaire dans l’ UE ( voir Supervision bancaire dans l’ UE ?). Bruxelles souhaite accélérer les négociations afin de mettre en place ce système de supervision bancaire dès début 2013.

La BCE jouera un rôle prépondérant dans ce mécanisme de supervision bancaire au sein de l’ UE. La difficulté actuelle pour la Commission européenne consiste à trouver un équilibre avec les pays hors zone euro. Bruxelles estime qu’il est nécessaire de mettre en place une forte coopération entre la BCE, l’ EBAAutorité bancaire européenne) et les superviseurs nationaux.

Si la Commission européenne arrive instaurer ce système de supervision bancaire, alors la BCE sera chargée de superviser les banques de la zone euro, et l’ EBA supervisera les banques des 10 autres pays de l’UE hors zone euro.

Mais le système de supervision bancaire dans l’ UE soulève encore certaines problématiques, notamment celle des banques de la zone euro ayant des succursales dans des pays n’en faisant pas partie. La Commission européenne devra décider quelle autorité supervisera ces succursales.

Voir aussi nos formations:

Trésorerie de banque : les produits du bilan bancaire

Organisation d’une banque d’investissement

Source: les Echos

Dégradation de la note du CIF

L’agence de notation Moody’s a dégradé la note de la Caisse centrale du CIF de 3 crans.

Dégradation de la note du CIFLa Caisse centrale du CIF ( Crédit immobilier de France) a vu sa note dégradée de 3 crans par Moody’s, passant ainsi de A1 à Baa1 pour la dette à long terme. La Caisse centrale du CIF, structure de refinancement du Crédit immobilier de France, est désormais privée de sources de financements, faute de repreneur. Selon Moody’s, la Caisse centrale du CIF, qui se refinançait sur les marchés, devrait sans doute avoir besoin de l’aide de la Banque de France avant octobre si le CIF ne trouve pas de repreneur ( voir Reprise du Crédit immobilier de France, par qui ? ).

Moody’s a expliqué que si l’Etat français cesse de soutenir le CIF, alors la note du CIF pourrait être dégradée à nouveau, de 9 crans cette fois-ci.

Le CIF ne pouvant plus se refinancer sur les marchés, il ne pourra probablement pas rembourser sa dette, dont une émission sécurisée de 1,75 milliard d’euros,exigible en octobre.

La Banque postale avait pourtant montré son intérêt concernant la reprise du CIF, mais la banque est actuellement trop occupée à mettre en place la structure de financement des collectivités locales, et aucune offre de reprise du CIF n’a été déposée.

La note du CIF reste donc sous surveillance de Moody’s, en attendant d’en savoir un peu plus sur l’avenir du Crédit immobilier de France.

Voir aussi nos formations:

Marché du crédit : fondamentaux et pratiques

Analyse du risque de crédit Corporate

source: les Echos

La France continue d’ emprunter à taux négatifs

La France emprunte toujours à court terme à des taux négatifs.

La France continue d' emprunter à taux négatifsL’ agence France Trésor a emprunté 6,991 milliards d’euros à court terme ce lundi, à des taux d’intérêts négatifs à 3 mois et 6 mois et positif à un an.

Depuis début juillet, la France emprunte à des taux négatifs sur de nombreuses échéances à court terme ( 1 an ou moins).

Sur la ligne à 12 semaines, à échéance le 22 novembre 2012, la France a emprunté 3,997 milliards d’euros au taux de -0,013%.

Sur la ligne à 25 semaines, à échéance le 21 février 2013, la France a levé 1,794 milliard d’euros au taux de -0,009%.

Sur la ligne à 51 semaines, à échéance le 22 août 2013, la France a levé 1,200 milliard d’euros au taux de 0,005% contre 0,002% le 20 août.

Voir aussi nos formations:

Gestion du risque pays

Obligations classiques: pricing et gestion

source: les Echos