La Fed vend un portefeuille de titres acquis lors du sauvetage d’ AIG

La Fed vient de mettre en vente un portefeuille de titres acquis lors du sauvetage du groupe d’assurances AIG en 2008.

Fed portefeuille de titres AIGCe portefeuille de titres acquis par la Fed lors du sauvetage d’ AIG en 2008, CDO MAX, regroupe les titres adossés à des créances hébergé dans Maiden Lane III, structure ad hoc réunissant les derniers titres liés au sauvetage d’ AIG que possède la Fed.

La valeur nominale de ce portefeuille de titres CDO MAX est d’environ 7,5 milliards de dollars, quand celle de Maiden Lane III est d’environ 45 milliards.

La Fed estime la valeur de l’ensemble des titres de Maiden Lane III à 17,6 milliards de dollars.

La Fed a demandé à 8 spécialistes en valeurs du Trésor, Barclays Capital, Citigroup Global Markets, Credit Suisse Securities, Deutsche Bank Securities, Goldman Sachs, Merrill Lynch (Bank of America), Morgan Stanley, et Nomura Securities International de présenter une offre d’ici au 26 avril.

Les titres hébergés par Maiden Lane III avaient été apportés par AIG à la Fed en garantie en échange d’un prêt de 24 milliards de dollars dont plus de 8 restent dus (hors intérêts). La vente de ces titres permettrait de faire baisser ce solde non remboursé sans qu’ AIG ne débourse rien.

AIG avait été sauvé d’une faillite en septembre 2008 en étant nationalisé, et son renflouement avait nécessité plus de 180 milliards de dollars de fonds publics.

La Fed n’a plus qu’à solder le compte de Maiden Lane III pour récupérer les fonds qu’elle a investis dans le sauvetage d’ AIG et devrait s’en sortir avec un profit de plusieurs milliards de dollars, au vu des bénéfices déjà engrangés.

Le Trésor américain doit encore récupérer près de 36 milliards de dollars.

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ALM et Solvency II : contraintes de gestion en assurance

source: les Echos

Aide du Japon au FMI

Le Japon va aider le FMI à hauteur de 60 milliards de dollars pour faire face à la crise de la dette dans la zone euro.

aide japon fmiLe Japon va fournir 60 milliards de dollars pour renforcer les bases financières du FMI et faire face à la crise de la zone euro.

La présidente du FMI Christine Lagarde avait demandé des financements supplémentaires au FMI pour augmenter de 500 milliards de dollars ses ressources prêtables, ce afin de lutter contre la crise de la dette dans la zone euro.

Le Japon avait déjà débloqué 100 milliards de dollars de ressources supplémentaires pour le FMI en 2009.

Christine Lagarde a appelé « les Etats membres du Fonds à suivre l’exemple du Japon« . Le Japon est le 1er pays non-européen à s’engager auprès du FMI.

Jusque-là, seule la zone euro avait promis de verser 150 milliards d’euros au FMI.

Le FMI peut actuellement engager 382 milliards de dollars pour ses pays membres à revenus moyens ou élevés.

En contrepartie, le Japon va demander aux Européens de renforcer encore leurs filets de protection. La zone euro avait décidé fin mars d’augmenter le montant de son « pare-feu » à 800 milliards d’euros ( voir Pare-feu européen à 800 milliards d’ euros).

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Gestion du risque souverain

Gestion du risque pays

source: la Tribune

Pas d’ achat de dette souveraine pour BNP Paribas

BNP Paribas n’a pas acheté de dette souveraine avec l’argent emprunté lors des opérations de prêt à 3 ans de la BCE.

BNP Paribas achat dette souveraineBNP Paribas avait, comme la plupart des banques, emprunté à la BCE lors des opérations de prêt à 3 ans de décembre et février ( voir Les banques augmentent leurs emprunts auprès de la BCE ), mais n’a finalement pas utilisé cet argent pour acheter de la dette souveraine. Les banques européennes avaient alors emprunté 1 018 milliards d’euros auprès de la BCE, au taux de 1%.

BNP Paribas a replacé auprès de la BCE la quasi-totalité des montants levés lors des opérations de prêt à 3 ans de décembre et février. La BCE rémunère à 0,25% l’argent qu’y déposent les banques.

En empruntant auprès de la BCE à 1% puis en achetant de la dette souveraine, parfois rémunérée à plus de 5% par an selon les pays de la zone euro, les banques peuvent réaliser un bénéfice.

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Gestion du risque pays

Gestion des risques financiers

source: les Echos

Bénéfices net Banque de France 2011

La Banque de France a enregistré un bénéfice net de 1,57 milliard d’euros en 2011.

Bénéfices Banque de FranceLe bénéfice net 2011 de la Banque de France est en chute de 38%, principalement à cause de la mise en réserve d’une part importante du résultat pour renforcer la structure financière la Banque de France.

Le résultat d’exploitation 2011 de la Banque de France atteint un niveau historique à 5,65 milliards d’euros (+25%), grâce à une forte hausse des placements à long terme.

Avec la crise, les banques centrales se sont exposées aux risques liés à l’expansion de leur bilan.

La Banque de France a ainsi expliqué que « même si elles ont fait preuve d’une extrême prudence dans l’évaluation des actifs qu’elles ont acquis ou pris en garantie, le renforcement de leur structure financière est plus que jamais nécessaire« .

La Banque de France a décidé d’affecter une dotation de 2,065 milliards d’euros au fonds pour risques généraux pour faire face aux risques inhérents à l’activité bancaire.

L’actif de la Banque de France a progressé de 228 milliards d’euros (+47%), à 709 milliards.

Le Conseil général de la banque a décidé de verser un dividende de 877 millions d’euros à l’Etat, qui s’ajoute au paiement de 2,014 milliards au titre de l’impôt sur les sociétés.
Au total, les versements à l’Etat atteindront 3,42 milliards d’euros, un record pour la Banque de France.

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Gestion du risque pays

source: les Echos

Investissement socialement responsable

En tant que partenaire du Pacte Mondial lancé par Kofi Anan en 1999 (ce pacte concerne le développement durable et énonce 10 principes – voir Fondation Guilé Pacte Mondial  ), la Fondation Guilé  agit comme conseil d’un fonds socialement responsable d’actions d’entreprises européennes ayant la particularité de s’être engagées dans la voie du développement durable en signant le Pacte Mondial. Continuer la lecture de Investissement socialement responsable

Banques et nouvelles normes de solvabilité de Bâle III

Le Comité de Bâle estime que les banques auraient besoin de 485,6 milliards d’euros pour se conformer aux nouvelles normes de solvabilité de Bâle III.

Banques et nouvelles normes de solvabilité de Bâle IIID’après une étude menée par le Comité de Bâle auprès de 212 établissements bancaires, les banques devraient avoir besoin de 485,6 milliards d’euros pour se conformer aux nouvelles normes de Bâle III sur les fonds propres durs.

Les nouveaux critères de Bâle III prévoient des fonds propres durs égaux à au moins 7% de leurs engagements. Les nouveaux critères de Bâle III entreront progressivement en vigueur en 2013.

Les bénéfices annualisés avants impôts des grandes banques ayant participé à l’étude du Comité de Bâle étaient de seulement 356,6 milliards d’euros.

Les ministres des Finances européens se réuniront le 2 mai à Bruxelles pour finaliser le nouveau cadre réglementaire de Bâle III et s’accorder sur la future architecture du système bancaire européen.

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Formation finance: réformer de Bale II et ses implications, vers Bale III ?

source: les Echos

Pas d’ aide à l’ Espagne ?

L’ Espagne ne devrait pas bénéficier d’un plan d’aide pour financer son secteur bancaire en difficulté, selon la Commission européenne.

Pas d' aide à l' EspagneMême si la situation financière de l’Espagne, et notamment de son secteur bancaire, inquiète les marchés, la Commission européenne estime que le pays n’aura besoin d’aucun plan d’aide financière.

Les craintes liées à la situation financière de l’ Espagne ont cependant fait chuter les Bourses européennes de 3% ce mardi.

L’ Espagne avait présenté fin mars un budget d’austérité sans précédent pour 2012 afin de ramener le déficit public de 8,51% du PIB fin 2011 à 5,3% en 2012.

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Marché monétaire – fondamentaux et pratiques

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source: les Echos

Cours de l’ or en hausse en 2013

Le cours de l’or pourrait augmenter à plus de 2000 dollars l’once en 2013.

Cours de l' or 2013Selon Philip Klapwijk, président de GFMS, une société de conseil spécialisée dans les métaux, le cours de l’ or devrait atteindre des niveaux records en 2013 après s’être tassé ces derniers mois, notamment à cause de la baisse de la demande sur le marché physique et au tassement des investissements dans les lingots. Le cours de l’or était en constante hausse depuis 12 ans.

D’après Philip Klapwijk, le cours de l’or devrait atteindre des niveaux records à cause de la crise de la dette dans la zone euro et des anticipations croissantes d’un nouvel assouplissement monétaire de la part de la Réserve fédérale. Le président de GFMS estime que le cours de l’ or pourrait atteindre les 2000 dollars l’once en 2013.

Philip Klapwijk table sur un prix de l’or moyen de 1731 dollars l’once pour 2012.

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Marché des matières premières : fondamentaux et pratiques

source: les Echos

La France emprunte 7,813 milliards

La France a emprunté 7,813 milliards d’euros à court terme lors d’une adjudication de bons du Trésor à taux fixe et intérêts précomptés ( BTF).

La France emprunte à court termeL’ Agence France Trésor a ainsi emprunté 3,706 milliards d’euros à 12 semaines au taux moyen pondéré de 0,084%, contre 0,086% lors de la dernière adjudication comparable le 2 avril.

L’ Agence France Trésor a également emprunté 2,104 milliards d’euros à 25 semaines au taux moyen pondéré de 0,119%, contre 0,110% le 26 mars.

Enfin, l’ Agence France Trésor a emprunté 2,003 milliards d’euros à 51 semaines au taux moyen pondéré de 0,249% contre 0,265%, le 2 avril.

Mais la France a également levé 8,883 milliards d’euros d’ obligations assimilables du Trésor ( OAT) ce jeudi.

Sur la ligne d’ obligations assimilables du Trésor ( OAT) à 4,25% à échéance le 25 octobre 2017, aucune offre non compétitive n’a été enregistrée laissant inchangé le montant de l »adjudication à 1,310 milliard d’euros au taux moyen pondéré de 1,96% contre 1,91% lors de la dernière adjudication comparable le 1er mars.

Sur la ligne d’obligations assimilables du Trésor ( OAT) à 3,00% à échéance le 25 avril 2022, les offres non compétitives se sont établies à 350 millions d’euros portant le montant total de l’adjudication à 4,669 milliards d’euros au taux moyen pondéré de 2,98% contre 2,91% lors de la dernière adjudication comparable également le 1er mars.

Sur la ligne à 3,50% à échéance le 25 avril 2026, les offres non compétitives se sont établies à 94 millions d’euros portant le montant total de l’adjudication à 1, 669 milliard d’euros au taux moyen pondéré de 3,46% contre 3,30% lors de la dernière adjudication comparable le 1er mars.

Enfin, sur la ligne à 4,50% à échéance le 25 avril 2041, aucune offre non compétitive n’a été enregistrée laissant inchangé le montant de l »adjudication à 1,235 milliard d’euros au taux moyen pondéré de 3,79% contre 3,97% pour la dernière adjudication comparable le 5 janvier.

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Obligations classiques : pricing et gestion

source: les Echos

L’ AMF autorise les ventes à découvert

L’ AMF va mettre fin à l’interdiction des ventes à découvert pour les emprunts d’ Etat français à partir du 16 avril.

AMF ventes à découvertL’ AMF va de nouveau autoriser les ventes à découvert sur les titres émis par 10 grandes banques et sociétés d’assurance cotés sur le marché parisien.

L’ interdiction des ventes à découvert sur les emprunts d’ Etat français avait été mise en place par l’ AMF le 11 août 2011 afin d’ éviter la spéculation ( voir Interdiction de vente à nu des CDS).

La vente à découvert, ou short selling, est un mécanisme spéculatif risqué consistant à vendre un titre dont on anticipe la baisse. La pratique de la vente à découvert est souvent accusée de précipiter la chute des actions les plus fragiles, et d’aggraver l’instabilité des places financières.

Le vendeur n’est pas obligé de posséder l’argent pour acheter ce qu’il compte vendre et n’est pas obligé de posséder l’intégralité de l’argent pour l’achat des titres, mais seulement une partie (20 % pour les bons du Trésor et 40 % pour les actions) du montant total.

En limitant la spéculation à la baisse, l’ interdiction de ventes à découvert permet de maintenir artificiellement le cours d’un titre au risque de provoquer sa surévaluation.

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source: lemonde.fr