Vers une disparition du cash en Europe ?

Bien que le cash représente encore 70% des paiements en Europe, il pourrait rapidement disparaître au profit du paiement sans contact. Vers une société sans cash en Europe ?

Une société sans cash en europeEn effet, selon Visa, cette moyenne n’est pas représentative puisque de nombreux pays d’Europe ont déjà commencé à abandonner le cash, notamment grâce à la forte expansion du paiement sans contact. Mais cette tendance pourrait bien être l’un des signes de l’avènement de la disparition totale du cash en Europe.

Même si 70% des paiements sont toujours effectués en espèce en Europe, en moyenne, il est fort probable que le cash soit amené à disparaître d’ici la prochaine décennie, entièrement remplacé par le paiement via smartphone ou carte bancaire. Au total, 1,7 milliard de transactions sans contact ont été enregistrées en 2015 en Europe, où l’on recense désormais près de 3 millions de terminaux de paiement compatibles avec cette technologie, soit la moitié du parc total ( 6 millions de terminaux).

Ce mode de paiement s’est déjà largement démocratisé au Royaume-Uni, où 1 transaction sur 7 réalisée par carte Visa se fait sans contact, alors que le rapport était encore de 1 sur 25 seulement l’année dernière ! Cette rapide hausse s’explique notamment par à la démocratisation du paiement sans contact dans les transports en commun de Londres. Désormais, seulement 40% des paiements sont effectués en cash au Royaume-Uni. Même constat en Pologne et en République tchèque, où les paiements sans contact représentent désormais 40 à 50% des transactions. Dans ces pays, certaines enseignes n’acceptent même plus les paiements en espèces. Les pays d’Europe du nord sont donc les premiers à s’orienter vers une société sans cash, avec un très fort et rapide développement du paiement sans contact.

En France, pas moins de 100 millions de transactions sans contact ont été enregistrées en 2015, soit 5 fois plus que l’année précédente. On compte désormais 500 000 terminaux compatibles avec la technologie sans contact dans l’hexagone, soit plus du tiers du parc total. D’ici à 2020, 100% du parc français devrait être « paiement sans contact friendly ». Et avec le développement du paiement sans contact, la probable disparition du cash en France et en Europe.

 

1 million de Chinois escroqués via une chaîne de Ponzi

Près d’1 million de Chinois ont été escroqués via une chaîne de Ponzi sur une plateforme de prêts entre particuliers. Une escroquerie qui s’élève à 7,6 milliards de dollars.

La plus grande escroquerie au monde via une chaîne de PonziEnviron 1 million de chinois ont été victimes d’une escroquerie financière sur une plateforme de prêts entre particuliers qui utilisait un système de Ponzi. Ezubao, une des principales plateformes de prêts entre particuliers en Chine, avait mis en place une chaîne de Ponzi d’un montant total de 7,6 milliards de dollars. 900 000 Chinois ont ainsi été escroqués sur la plateforme Ezubao, qui promettait des offres très attractives avec des taux d’intérêt grimpant jusqu’à 15%. Au total, 21 personnes ont été impliquées dans cette affaire d’escroquerie et ont été arrêtées par la police chinoise.

La plus grande escroquerie au monde via une chaîne de Ponzi

La police chinoise avait ouvert une enquête sur Ezubao en décembre dernier et avait gelé les avoirs de la société. Cette gigantesque escroquerie pourrait bien être la plus grande arnaque au monde ayant utilisé une chaîne de Ponzi. Le gouvernement s’inquiète d’ailleurs des dérives liées aux plateformes de prêts entre particuliers sur Internet, peu ou pas réglementées, qui pourraient menacer la stabilité financière du système. Les escroqueries financières ont en effet coûté pas moins de 24 milliards de dollars à la Chine en 2015.

Le comparateur des tarifs bancaires est en ligne

Bercy vient de lancer officiellement son comparateur en ligne et gratuit des tarifs bancaires en France.

comparateur public des tarifs bancairesMichel Sapin a présenté hier le comparateur en ligne de tarifs bancaires du ministère des Finances ( voir Un comparateur public et en ligne des tarifs bancaires ). Sur le site www.tarifs-bancaires.gouv.fr, il est donc désormais possible de comparer gratuitement les principaux tarifs et frais bancaires de près de 150 banques. Ce site répertorie en toute transparence les tarifs de 98% marché bancaire français est sera actualisé toutes les semaines.

Contrairement aux comparateurs en lignes de frais bancaires déjà existants, qui sont privés, celui-ci est « anonyme, déconnecté de toute mise en valeur ou de sollicitation commerciale », explique le ministre des Finances Michel Sapin. Avec le lancement de son comparateur en ligne, Bercy souhaite mettre en concurrence les banques afin de faciliter la mobilité bancaire. La loi permettra en effet de changer de banque sans aucune autre démarche administrative qu’un mandat de changement de domiciliation à partir de février 2017.

Le comparateur public tarifs-bancaires.gouv.fr recense notamment les frais pour tenue de compte, qui seront généralisés cette année sur les grands réseaux bancaires ( BNP Paribas, Société Générale, BNP Paribas, LCL, etc..) alors qu’ils étaient encore gratuits jusqu’ici. Avec le contexte des taux bas et leurs besoins en investissements dans le numérique ( voir L’ évolution des banques vers le digital), les banques cherchent de nouvelles sources de revenus et vont donc désormais imposer à leurs clients des frais pour tenue de compte. Une « nécessité » confirmée et appuyée par le ministre des Finances, qui indique toutefois qu’il faudra bien « vérifier que le service de tenue de compte est bien rendu » . Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a d’ailleurs pour rôle de vérifier ce que signifie la « tenue de compte », afin d’éviter les abus et que les consommateurs se retrouvent à payer deux fois pour une même prestation.

Mais à peine en ligne, le comparateur public des tarifs bancaires est déjà la cible des critiques. Le Monde relève en effet l’impossibilité d’estimer le total des frais payés par un client dans sa banque. Il n’est donc tout simplement pas possible de comparer la totalité des frais bancaires entre une banque et une autre. De plus, il n’est possible de comparer que 6 tarifs en même temps sur la quinzaine proposée. Selon Mathieu Escot, responsable des études à l’UFC-Que Choisir, « Tout ce qui contribue à améliorer l’information du consommateur est évidemment une bonne chose, mais cet outil est nettement insuffisant face aux 250 lignes de frais des plaquettes tarifaires des banques. Ce site ne prend pas non plus en compte les packages – ces formules tout compris souscrites par 60 % des Français […] Finalement ce n’est pas un comparateur […] Ce n’est pas ce site qui va améliorer la mobilité bancaire », conclut-il.

La crise financière de 2008 pour les nuls

Vous n’avez encore rien compris à la crise des subprimes ? Les causes de la crise financière de 2008 restent un mystère ? Alors le film « The Big Short: le casse du siècle » est fait pour vous !

la crise des subprimes pour les nuls« The Big Short : Le Casse du siècle » est un film américain réalisé par Adam McKay, avec Brad Pitt, Christian Bale et Ryan Gosling. Ce documentaire/fiction revient sur la crise des subprimes et l’éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis en suivant le parcours de plusieurs traders et gérants de hedge funds qui ont anticipé la crise financière et ont donc décidé de miser contre les banques.

Ce film reste avant tout didactique et est traité sur le ton de l’humour. La plupart des concepts financiers tels que la titrisation, les CDO, CDS ( Credit default swaps) et autres abs ( asset backed securities) y sont expliqués de manière ludique pour faciliter la compréhension du profane tout en faisant sourire les habitués des salles de marchés. Le film revient également sur le rôle des agences de notation dans la crise de 2008 ainsi que sur la faillite de Lehman Brothers.

The Big Short: le casse du siècle est sorti dans les salles le 23 décembre 2015, et si vous ne l’avez pas encore vu, il est temps de vous rendre dans votre cinéma le plus proche. Voir la bande annonce de The Big Short

JPMorgan va utiliser la technologie Blockchain pour réduire ses coûts

Afin de réduire ses coûts, JP Morgan, première banque américaine en termes d’actifs, va utiliser la technologie Blockchain qui est derrière le bitcoin ( voir La technologie Blockchain, c’ est quoi ?).

JPMorgan se lance dans le BlockchainDepuis plusieurs mois, les banques et autres établissements financiers étudient de très près les possibilités d’application de la technologie Blockchain, qui est pour le moment utilisée pour la monnaie virtuelle bitcoin ( voir aussi Les banques se mettent au Bitcoin). Et alors que la CDC planche toujours sur le sujet ( voir La CDC réfléchit aux applications de la technologie Blockchain), la banque américaine JP Morgan vient d’annoncer son association avec Digital Asset Holdings, start-up spécialisée dans le Blockchain, pour utiliser cette technologie dans une optique de réduction des coûts.

JPMorgan et Digital Asset Holding vont ainsi lancer un projet pilote d’utilisation du Blockchain dans le but de réduire le coût et la durée des transactions. Digital Asset Holding, véritable référence du Blockchain, est dirigée par Blythe Masters, qui n’est autre que l’ancienne patronne des matières premières chez JPMorgan.

La première banque américaine étudie toujours les autres possibilités d’application du Blockchain, notamment pour les problèmes de liquidité sur son portefeuille de prêts. En étant l’une des premières banques à se lancer dans la technologie Blockchain, JPMorgan compte bien s’imposer en leader de l’industrie bancaire.

Vers une nouvelle crise financière sans précédent

D’après Patrick Artus, les banques centrales préparent le terrain de la prochaine crise financière, qui sera bien pire que la crise de 2008.

la prochaine crise financiere sera pire qu en 2008Dans son dernier livre « La folie des banques centrales », Patrick Artus critique la politique actuelle des banques centrales. Le chef économiste de Natixis estime que les banques centrales sont des pousse-au-crime et qu’elles préparent la prochaine crise financière en continuant aveuglément à faire marcher la planche à billets. Une crise financière sans précédent qui sera bien plus grave que la crise des subprimes de 2008 selon lui ( voir aussi La crise de 2008 pour les nuls). L’opinion de Patrick Artus sur les politiques des banques centrales est régulièrement partagée par Olivier Delamarche sur BFMTV ( voir Bilan du QE de la BCE).

Patrick Artus revient sur la bulle Internet à la fin des années 90, sur la crise de l’immobilier en 2007-2008, sur la crise qui a touché les pays émergents en 2013, et analyse la situation actuelle. Avec 5500 milliard d’euros de dettes souveraines à taux négatif aujourd’hui, il est légitime de se demander ce qui peut se passer, si comme le fait la Fed, les taux remontent graduellement. Pour Patrick Artus, « du moment que vous amenez les taux d’intérêt à long terme à un niveau extrêmement bas, vous êtes dans une énorme irréversibilité. »

 

Patrick Artus pointe notamment du doigt les politiques actuelles des banques centrales en matière de création monétaire. Ces politiques, sans effets sur l’économie réelle, pourraient avoir de graves conséquences à l’avenir. Il souligne toutefois les « comportements très favorables » des banques centrales lors de la crise de 2008, mais critique avant tout leur immobilise actuel.

Voir la vidéo de Patrick Artus qui prévoit une nouvelle crise financière sans précédent

 

Sous pression, le yuan toujours à la baisse

Les doutes persistent concernant l’état de l’économie chinoise, ce qui contribue à maintenir une forte pression à la baisse sur le yuan.

le yuan toujours à la baisseL’économie chinoise n’est pas au mieux ( voir aussi Récession en Chine ?). Mesuré par rapport au dollar, l’écart entre le yuan officiel et le yuan librement échangeable est reparti à la hausse. Le gouvernement chinois a déclaré la guerre aux spéculateurs, et la banque centrale chinoise agit sur tous les fronts pour freiner les sorties de capitaux.

Depuis le début de l’année, la banque centrale chinoise procède à des injections massives de yuans ( 1085 milliards, soit 155 milliards d’euros selon Natixis) auprès de ses grands établissements financiers. Ces injections massives de yuans sont près de 2,5 fois plus importantes que la banque centrale chinoise avait consacré l’année dernière à la même époque. Ces opérations de marché de court terme sont destinées à assurer que l’argent ne manque pas pendant l’une des périodes de l’année en Chine la plus propice à la consommation.

La banque centrale chinoise a décidé d’accélérer le tempo pour enrayer les sorties massives de capitaux. Des sorties de capitaux qui avaient été provoquées par les autorités chinoises, notamment en août dernier en changeant le mécanisme de fixation du yuan officiel pour mieux prendre en compte les fluctuations de marché, mais aussi au début de l’année, en baissant quatre séances de suite le cours pivot du yuan ( voir Le yuan à son plus bas niveau).

source: lesechos.fr

Les fonds de pension des Pays-Bas sous pression

Avec l’environnement actuel de taux bas et la perspective d’une nouvelle baisse généralisée des allocations vieillesse, les 300 fonds de pension néerlandais sont sous pression.

pression sur les fonds de pension aux Pays-BasLa perspective d’une nouvelle baisse généralisée des allocations vieillesse semble devenir une réalité aux Pays-Bas. Si les baisses des prestations seront peut-être évitées cette année, les chances qu’elles se produisent en 2017 sont de plus en plus importantes.

La politique actuelle de taux bas menée par la BCE affecte sérieusement les 300 fonds de pension des Pays-Bas qui servent des prestations à la majorité des retraités. L’environnement de taux bas fait fondre la valeur des actifs de ces fonds de pension, alors que leurs engagements restent tout aussi élevés. Les principaux fonds de pension auxquels sont affiliés 7 millions de personnes, ont de nouveau accusé une dégradation du taux de couverture de leurs engagements l’année dernière. Incapables d’atteindre les seuils de couverture exigés, la plupart des fonds ne disposait pas d’actifs représentant 105 % de leurs prestations fin 2015. Et avec la nouvelle baisse des taux, les taux de couverture ont encore chuté ces dernières semaines.

Les premiers stress tests pour les institutions de retraite réalisés au niveau européen par l’EIOPA, ont fait état cette semaine de la vulnérabilité intrinsèque du système néerlandais face aux a-coups macro-économiques. De plus, les fonds de pension néerlandais doivent d’abord se retourner vers leurs affiliés pour se renflouer. Les fonds de pension des Pays-Bas avaient déjà dû rogner les prestations versées à 3 millions de retraités en 2012, 2013 et 2014.

Robo advisors: le Big Data au service de la gestion de patrimoine

Les robo advisor sont des algorithmes utilisés par des sites web pour gérer les portefeuilles des épargnants de manière entièrement robotisée, sur la base de nombreux indicateurs économiques. Le Big Data au service de la gestion patrimoniale !

robo advisor: big data et gestion de patrimoineAvec le Big Data, la gestion de patrimoine est en voie d’uberisation ! Les robo advisors ont recours à des algorithmes pour bâtir des portefeuilles totalement quantitatifs à partir de données historiques sur un grand nombre d’indicateurs économiques.  Ces algorithmes traduisent en chiffres la situation économique générale et en déduisent l’allocation d’actifs optimale pour l’épargnant ayant confié son épargne au robo advisor.

Pourquoi placer son argent avec un robo advisor ?

Le but de ce portefeuille automatisé est de générer de la performance à bas coût pour l’épargnant, sur la base de statistiques. Une pratique qui a déjà conquis le marché américain, puisque Wealthfront, Betterment et Personal Capital, les 3 plus gros acteurs aux Etats-Unis, ont déjà glané plus de 5 milliards de dollars en seulement quelques années.

Forts de ce succès, les robo advisors arrivent aujourd’hui en France. La gestion de patrimoine automatisée et à bas coût est désormais proposée par les sites FundShop, Advize, Marie Quantier, et prochainement Yomoni. Ces sites offrent des outils d’évaluation de la situation économique et boursière, et des conseils pour sélectionner les fonds les plus adaptés au profil de leur client, en fonction de son aversion au risque, de sa durée prévue d’investissement, de son objectif final, etc… L’avantage des robo advisors est qu’ils ne coûtent que quelques euros par mois, et sont ainsi accessibles aux très petits portefeuilles.

Les sites français proposant de la gestion de patrimoine low-cost et automatisée mettent en avant la diversification comme moteur de performance ( géographique, secteur économique, etc…). Ils se limitent à quelques dizaines de fonds suffisamment complémentaires pour effectuer leur allocation et n’en retiennent que 7 ou 8 par client. Afin de garantir aux épargnants une totale objectivité, ces sites ne touchent aucune rétrocession de la part des fonds. Selon les moments, ils peuvent décider d’investir en ETF ou dans la gestion de conviction, contrairement aux robo advisors américains qui n’utilisent que la gestion indicielle.

Qu’ est-ce qu’ une chaîne de Ponzi ?

Qu’est-ce qu’une chaîne de Ponzi ( également appelée système de Ponzi, ou pyramide de Ponzi) ? Définition.

pyramide de ponzi definitionUne chaîne de Ponzi est un système fonctionnant sur la base de la rémunération des investissements grâce à l’argent apporté par de nouveaux investisseurs. Cette escroquerie financière fait croire aux investisseurs qu’ils bénéficieront de taux de rendement élevés pour un risque très faible. Les revenus des anciens investisseurs sont générés par l’apport de capitaux des nouveaux investisseurs. Tant qu’il y a de nouveaux investisseurs attirés par ces promesses de gros profits à faible risque, les anciens investisseurs continuent à bénéficier des rendements promis. Mais dès que le nombre de nouveaux investisseurs devient trop faible pour financer les rendements à payer aux anciens investisseurs, la pyramide de Ponzi s’écroule.

Cette escroquerie doit son nom à Charles Ponzi, un employé de bureau de Boston qui fut le premier à mettre en place cette arnaque en 1919.

Bernard Madoff, ancien président du Nasdaq, avait notamment utilisé une chaîne de Ponzi géante pour son fonds Madoff. Il avait ainsi fait perdre près de 50 milliards d’euros à ses investisseurs, avant que la pyramide ne s’écroule en décembre 2008 et qu’il ne soit arrêté.

pyramide de Ponzi