Twitter sur le Nyse

Twitter a choisi le Nyse pour son entrée en Bourse prévue mi-novembre.

Twitter sur le NysePour son entrée en Bourse, Twitter va lever plus d’ 1 milliard de dollars. Suite aux problèmes techniques rencontrés par Facebook lors de son entrée au Nasdaq l’année dernière, Twitter a donc préféré le Nyse pour son entrée en Bourse. Robert Greifeld, directeur général de Nasdaq OMX, s’était même rendu au siège de Twitter pour convaincre la société de micro-blogging de choisir le Nasdaq plutôt que le Nyse pour son entrée en Bourse.

Le Nyse avait déjà attiré des sociétés du secteur technologique ces dernières années, comme Pandora ou encore LinkedIn, et avait également récupéré Oracle en juin.

Entre 2000 et 2010, le Nasdaq avait accueilli 501 sociétés du secteur technologique contre seulement 68 pour le Nyse. Une tendance qui s’est peu à peu modifiée depuis 2011 et le renouveau du Nyse sur ce secteur: 53 cotations pour le Nyse ( près de 10 milliards de dollars), contre 58 cotations pour le Nasdaq ( 26 milliards)

Le Nyse devance le Nasdaq en termes de montant levé chaque année depuis 2001( sauf en 2012 avec l’entrée en Bourse de Facebook). Depuis début 2013, le Nyse a accueilli 83 sociétés pour presque 32 milliards de dollars, contre 87 entreprises et 12 milliards de dollars pour le Nasdaq.

source: les Echos

Conséquences de la hausse de la taxe sur les transactions financières

Avec l’extension de la taxe sur les transactions financières aux transactions intraday ( voir Taxe sur les opérations intraday), c’est donc une hausse de la taxe financière qui a été décidée par députés. Mais quelles seront les conséquences d’une telle hausse ?

Conséquences de la hausse de la taxe sur les transactions financièresLa taxe sur les transactions financières a déjà fait baisser les volumes sur Euronext Paris et l’extension de cette taxe aux transactions intraday pourrait encore plomber davantage la Bourse de Paris. Les investisseurs et les marchés financiers ont vivement critiqué la hausse de la taxe financière. En effet, les opérations intraday ( voir Taxe sur les opérations intraday) représentent près de 50% du volume des transactions financières traitées sur Euronext Paris

Mais cette hausse de la taxe sur les transactions financières pourrait cependant être confrontée à des obstacles juridiques.

La taxe sur les transactions financières a déjà fait baisser les volumes de transactions à Paris, et son rendement et donc bien moindre que prévu par le gouvernement: elle n’a rapporté que 600 millions d’euros alors que le gouvernement s’attendait à un rendement de 1,6 milliard d’euros. Si la taxe financière est étendue aux opérations intraday, il y a fort à parier que les volumes de transactions financières vont continuer à baisser à la Bourse de Paris.

Depuis l’instauration de la taxe financière, les titres de sociétés ayant leur siège social en France et une capitalisation boursière dépassant un milliard d’euros ont vu leurs volumes de transactions diminuer de 20%.

L’ Amafi ( Association française des marchés financiers) s’inquiète du fait que l’amendement adopté hier par les députés supprime le « transfert de propriété » d’un titre comme élément principal de l’application de la taxe sur les transactions financières.

« L’acceptabilité de la taxe par les étrangers est liée à son fondement juridique : le transfert de propriété organisé par le droit français d’un titre émis par une entreprise française […] La transaction seule n’a pas ce caractère indiscutable. Pourquoi deux étrangers qui traitent entre eux hors de France se sentiraient redevables d’une taxe française ? » […] Les flux sur Euronext Paris proviennent majoritairement de l’étranger. Je crains que les recettes baissent plutôt qu’elles n’augmentent », explique ainsi le délégué général adjoint de de l’Amafi.

source: les Echos

Taxe sur les opérations intraday

La taxe sur les transactions financières a été étendue aux opérations intraday par la commission des finances de l’Assemblée nationale.

Taxe sur les opérations intradayLes transactions financières initiées et dénouées dans la même journée sur un même titre ( dites opérations intraday) sont donc désormais concernées par la taxe sur les transactions financières.

Les opérations intraday seront donc soumises à la taxe sur les transactions financières, de 0,20%, dès le 1er septembre 2014. La taxe sur les transactions financières est calculée sur les positions nettes du jour acquises sur un même titre négocié sur un marché réglementé.

Cette mesure étendant la taxe sur les transactions financières aux opérations intraday doit encore être votée en séance.

source: Reuters

Pas de nouveau LTRO pour Jens Weidmann

Jens Weidmann, président de la Bundesbank, estime qu’un nouveau LTRO n’est pas nécessaire ( voir aussi L’ ABE n’a pas traité des LTRO dans ses stress tests).

Pas de nouveau LTRO pour Jens WeidmannEn effet, d’après le président de la Bundesbank, la hausse des taux d’intérêt de marché ne justifie pas un nouveau LTRO ( opération de prêts à long terme).

Jens Weidmann a ainsi expliqué son point de vue sur les LTRO « On ne peut induire une réaction automatique de la politique monétaire à partir d’un changement des taux du marché monétaire […] Un tel automatisme n’existe pas […] Les LTRO ne sont que l’un des nombreux instruments envisageables(…) Quant aux instruments que Continuer la lecture de Pas de nouveau LTRO pour Jens Weidmann

L’ ABE n’a pas traité des LTRO dans ses stress tests

L’ ABE n’a pas encore traité de la question des LTRO ( prêts à long terme de la BCE) lors des stress tests des banques européennes prévus en 2014.

L' ABE n'a pas traité des LTRO dans ses stress testsLes autorités de régulation chargées de surveiller les stress tests des banques européennes en 2014 s’apprêtaient à pénaliser tout établissement de crédit qui s’appuierait encore sur les opérations de refinancement à long terme des banques (LTRO) mises en place par la banque centrale.

Le président de l’ ABE a ainsi déclaré « L’ABE n’a pas discuté du traitement des LTRO dans le cadre des tests de résistance à venir et ne considère pas que son rôle soit d’évaluer d’éventuelles mesures de politique monétaire […] Nous mettons au point une méthodologie pour le prochain cycle de tests de résistance en 2014 et nous travaillons en étroite collaboration avec la BCE pour développer une approche adaptée. Jusqu’à présent, aucune décision définitive en matière de méthodologie n’a été prise« .

source: Reuters

Société générale augmente sa participation dans Rosbank

Société générale va augmenter sa participation dans Rosbank à 92,4% en rachetant les parts de VTB.

Société générale augmente sa participation dans RosbankSociété Générale a décidé de racheter les parts de TVB dans Rosbank. La participation de SocGen dans Rosbank passera désormais à 92,4%, un pari risqué pour Société Générale. En effet, beaucoup de banques rencontrent des problèmes dans leurs filiales russes, principalement à cause de la corruption et des risques financiers et juridiques rencontrés dans ce pays.

Malgré tout, certains banques réussissent à prospérer en Russie, comme Citi ou Raiffeisen. Le secteur bancaire russe est dominé par l’ Etat, VTB ( qui détenait jusqu’alors 10% de Rosbank) et Sberbank.

Depuis l’entrée de Société Générale au capital de Rosbank en 2006, SocGen a investi plusieurs milliards d’euros pour redresser la banque russe et a également rencontré de nombreux problèmes ( voir Le patron de Rosbank arrêté pour corruption).

L’ augmentation de sa participation dans Rosbank permettra à Société Générale de revendre la totalité de Rosbank en cas de problème.

Rosbank a enregistré un bénéfice semestriel de 29 millions d’euros début 2013, après avoir enregistré une perte de 291 millions d’euros l’année précédente.

L’augmentation de la participation de SocGen dans Rosbank aura un impact financier positif sur Rosbank et un impact limité sur le ratio Core Tier 1 du groupe Société générale.

source: Reuters

Manipulation du marché des changes ?

La Commission de la concurrence suisse a ouvert une enquête préliminaire sur des soupçons de manipulation du marché des changes par plusieurs banques.

maniupulation du marché de changesLa Commission de la concurrence suisse soupçonne en effet plusieurs banques de s’être entendues sur les taux de change de plusieurs devises pour manipuler le marché des changes. On ne connait pas encore le nom des banques soupçonnées d’entente sur marché des changes.

La Commission de la concurrence suisse enquête avec l’aide de la FINMA ( Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers).

Avec le scandale de la manipulation du Libor et de l’ Euribor, les taux de référence financiers sont aujourd’hui de plus en plus surveillés.

En juin, la Financial Conduct Authority (FCA) britannique avait annoncé étudier des allégations selon lesquelles des banques avaient manipulé des taux de change en réalisant des transactions avant d’exécuter les ordres de leurs clients, une pratique connue sur les marchés sous l’appellation de « frontrunning ».

source: Reuters

Solvabilité II: entrée en vigueur en 2016

L’entrée en vigueur de la nouvelle norme Solvabilité II a été repoussée à 2016 par Bruxelles.

Solvabilité II: entrée en vigueur en 2016La norme Solvabilité II, qui concerne les assureurs, entrera finalement en vigueur le 1er janvier 2016, et non plus le 1er janvier 2014 comme initialement prévu. Le report de l’entrée en vigueur Solvabilité II a été décrété par Bruxelles, sur proposition du commissaire aux Services financiers Michel Barnier.

Mais le report de l’entrée en vigueur de Solvabilité II à 2016 n’est pas un signe de recul. En fait, l’entrée en vigueur de Solvabilité II en 2014 était tout simplement irréaliste, les Etats membres n’ayant pas encore réussi à s’accorder sur certains points sensibles. Finalement, les discussions ayant avancé ( les Etats membres sont désormais proches de s’accorder sur la question la plus sensible du texte), Michel Barnier a finalement accepté de reporter l’entrée en vigueur de Solvabilité II en 2016.

Les Etats membres devaient en effet corriger les effets pervers potentiels du renforcement des fonds propres des entreprises d’assurances, exigé par Solvabilité II. Bruxelles veut absolument éviter une volatilité extrême du bilan des passifs des sociétés d’assurances à cause des variations des prix des actifs ou des taux d’actualisation. Bruxelles va ainsi mettre en place un système sur-mesure pour les 3 principaux marchés de l’assurance ( France, Allemagne et Grande-Bretagne): il faudra introduire un mécanisme d’ajustement de la volatilité en France, contre un régime transitoire en Allemagne.

source: les Echos

Produits dérivés: la justice s’ attaque aux marges des banques

La justice a décidé de s’attaquer aux marges commerciales des banques sur les produits dérivés.

Produits dérivés: la justice s' attaque aux marges des banquesLa Cour d’appel de Paris vient en effet de condamner la Société générale à indemniser la société minière calédonienne SMGM à hauteur de 8 millions de dollars. La Société générale avait conseillé à cette société de couvrir sa production de nickel grâce aux produits dérivés, sans l’informer du montant des marges commerciales de la banque sur ces produits dérivés.

La SMGM s’était couverte contre une baisse trop forte du prix du nickel avec une option de vente fixée 13 500 dollars la tonne. L’ option d’achat vendue par la Société générale à la SMGM  avait quant à elle été fixée à 15 000 dollars la tonne. Mais entre 2006 et 2008, le prix du nickel s’est envolé jusqu’à 50 000 dollars la tonne, et la Société générale a ainsi facturé 23 millions de dollars à la SMGM, soit la différence entre le prix d’option d’achat et le prix du marché. La SMGM avait finalement décidé de déposer plainte contre la Société générale.

La Cour d’appel de Paris estime que la Société générale n’a pas informé la SMGM du montant réel de ses marges sur les produits dérivés. En principe en prenant le « package » des deux options inverses ( option de vente et option d’achat), la société n’a pas à régler de prime. Mais la Société générale aurait réalisé un marge masquée de près de 1 million d’euros pour 2 des opérations de couverture mises en place pour la SMGM.

De son côté, la Société Générale estime que l’obligation d’information concernant ses marges sur les produits dérivés est sans fondement et envisage de se pourvoir en cassation.

Cette décision de la Cour d’appel de Paris prouve que la justice a désormais décidé de s’attaquer aux marges des banques sur les produits dérivés: le client disposera désormais de la possibilité de choisir entre différentes solutions de couverture de son risque en fonction de leur coût, les établissements financiers étant désormais obligés de fournir à leur client une information exhaustive sur les coûts et risques des produits dérivés.

source: les Echos

La Cour d’appel de Paris

Utilisation de Facebook par les banques

Certains organismes de prêt utilisent désormais facebook ainsi que d’autres réseaux sociaux afin de définir la solvabilité de leurs clients.

Facebook et banqueLa société Kreditech évalue en effet la solvabilité de ses clients en fonction de leurs contacts facebook ainsi que d’autres réseaux sociaux ( Linkedin, Twitter, etc…) avant de leur accorder un crédit. Pour évaluer la solvabilité de ses clients grâce aux réseaux sociaux, Kreditech utilise un algorithme utilisant jusqu’à 8000 données. Kreditech propose des prêts en ligne, des prêts par sms, ainsi que des prêts en B2C, en Pologne, en Espagne, en République Tchèque et en Russie. Kreditech accorde 10 millions de prêts par an. En B2B, Kreditech propose à des organismes de prêt de leur vendre sa technologie.

Mais d’autres sociétés utilisent également le même type d’algorithme basé sur facebook et les réseaux sociaux pour vérifier la solvabilité de leurs clients. Ces sociétés permettent aux personnes n’ayant pas de cote de solvabilité auprès des organismes de crédit traditionnels de pouvoir obtenir un prêt en ligne. Parmi ces société se basant sur facebook pour accorder des prêts en ligne, on retrouve Lenddo qui permet d’obtenir des prêts aux Philippines et en Colombie. L’algorithme de Lenddo analyse les contacts facebook en fonction de leur historique avec la société de prêt en ligne.

Kabbage propose des prêts à de petites entreprises au Royaule-Uni après avoir étudié l’historique de crédit, les contacts facebook, ainsi que les données des comptes PayPal, eBay, etc…

Aux Etats-Unis, la société Neo se base sur les contacts Linkedin, en plus de l’historique de crédit, pour évaluer la solvabilité de ses clients.

Selon ces organismes de prêt, un fort réseaux professionnel augmente la probabilité de remboursement d’un client.

L’analyse de solvabilité des emprunteurs en fonction de leurs contacts facebook, linkedin, ou twitter, leur permet d’accéder au crédit même s’ils n’y ont pas accès via des organismes de crédit traditionnels. Dans un avenir proche, les grandes banques pourraient être amenées à utiliser ce type d’algorithmes afin d’évaluer la solvabilité de leurs clients en fonction de leurs contacts facebook, Kreditech ayant déjà vendu sa technologie à certaines d’entre elles ( voir Fondamentaux sur le crédit aux particuliers).

source: journaldunet.com